Articles tagués : Poésie

Une petite découverte poétique

Car l’adieu, c’est la nuit

Emily Dickinson

Nous nous présentons
Aux Fleurs, aux Planètes
Mais entre nous
Nous avons des étiquettes
Des gênes
Des effrois

Poème #1184 (p.285)

Je lis rarement de la poésie. Car l’adieu, c’est la nuit est une lecture que j’ai eu à faire dans le cadre de l’un de mes cours universitaires. Je ne connaissais rien d’Emily Dickinson et j’ai donc eu l’occasion d’en apprendre sur sa biographie, sur son influence dans le genre et de découvrir ses écrits.

Pour boucher un Trou
Insère l’Objet qui l’a causé —
Colmate-le
Avec Autre chose — et il n’en bâillera que plus —
On ne peut souder un Abîme
Avec de l’Air —

Poème #647 (p.187)

Dans cette édition de Gallimard, il est possible de lire les poèmes dans leur langue originale, l’anglais, mais aussi de lire leur traduction française. Avoir été plus à l’aise avec l’anglais, je m’y serais risquée, mais j’ai plutôt emprunté la voie facile, tout en jetant parfois quelques coups d’œil au texte original.

Du Cœur, l’Esprit se nourrit
Comme tout Parasite —
Si le cœur est Riche
L’Esprit profite —

Mais si le Cœur faillit —
L’Esprit s’émacie —
Si absolu Ce qu’il
Y puise.

Poème #1384 (p.309)

Comme je ne lis que très peu de poésie, j’ai un peu plus de mal à vous donner mon avis. Cependant, je peux affirmer que plusieurs petits poèmes m’ont touchée. Dès lors que j’avais de la facilité à m’en faire une représentation, je prenais la peine de les relire une deuxième fois afin d’en favoriser ma compréhension. Ce sont ces relectures qui m’ont amenée à avoir quelques petits coups de cœur, dont ceux que je vous cite ici.

Hormis la Mort, tout s’adapte
Ressoudées les Dynasties —
Réenclenchés — les Mécanismes —
Dissoutes — les Citadelles —

Reverdis — les Déserts des Vies
Par le Triomphe des Printemps —
La Mort — en soi — fait Exception —
Car exempte de Changement —

Poème #789 (p.219)

Dans l’ensemble, j’ai passé un agréable moment de lecture. Cela m’a donné envie de lie davantage de poésie, puisque Emily Dickinson a su me charmer à quelques moments.
Et vous, lisez-vous de la poésie? Que lisez-vous?

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Une bonne variété!

J’ai des p’tites nouvelles pour vous!J'ai des p'tites nouvelles pour vous!
Collectif

Résumé en quatrième de couverture :

Initiative de l’Unesco, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA) célèbre cette année ses 20 ans.
Pour marquer cet anniversaire, nous avons tenu à vous faire découvrir la richesse et la beauté de notre littérature en réunissant 20 créateurs québécois et franco-canadien. Bédéistes, essayistes, poètes, auteurs de fiction adulte et jeunesse se côtoient dans ce recueil de textes inédits.

Les auteurs :

Samuel Archibald, Jimmy Beaulieu, Sophie Bienvenu, Fanny Britt, Katia Canciani, Normand de Bellefeuille, Angèle Delaunois, Marie Desjardins, François Gravel, Iris, Dany Laferrière, Mireille Levert, Daniel Marchildon, Catherine Mavrikakis, Andrée A. Michaud, Maxime Olivier Moutier, Mikella Nicol, Steph Rivard, Louise Tremblay d’Essiambre, Thomas Wharton, ainsi qu’une préface de Jean Fugère et un mot de Bryan Perro.

Mon appréciation :

Le 23 avril 2015 avait lieu la vingtième journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Pour l’occasion, le recueil de textes J’ai des p’tites nouvelles pour vous! était donné gratuitement dans les librairies. Ce livre contient vingt textes d’auteurs différents. Que ce soit de la fiction, de la poésie, de la bande-dessinée ou l’essai, c’est un petit bouquin qui peut facilement plaire. Il serait difficile de ne pas aimer un seul des textes de ce recueil. Pour ma part, j’en ai aimé la majorité. Mais j’ai aussi apprécié le fait de pouvoir mêler plusieurs genres littéraires en même temps. D’autant plus que chacun mets le thème des livres et de la lecture au premier plan. En simple, J’ai des p’tites nouvelles pour vous! parle de littérature sous plusieurs angles.
Le sac en papier, de Katia Canciani, ouvre le bal de la catégorie Fiction du livre. Et c’est une excellente histoire pour bien commencer cette aventure qu’est celle de découvrir ou de redécouvrir vingt auteurs. En effet, l’histoire de Canciani est celle d’un jeune garçon qui doit remettre un livre à sa grand-mère. Entre-temps, il décide de l’ouvrir et de le lire. Il se trouve que ce roman est un livre dont vous êtes le héros et qu’il s’entremêle à la réalité, puisque les endroits et les actions du livre sont accessibles dans la réalité. Le petit garçon, un peu malgré lui, tente le coup et s’amuse bien. C’est aussi le cas avec la lecture du recueil : on y plonge et on y prend goût.
La bande-dessinée d’Iris, Le pâtissier, l’andouillette, le psy et sa perruque était aussi bien amusante. Dans ce texte, un personnage se plaint de toujours dire « andouillette » à la fin de chacune de ses paroles. Son psy, armé d’une grosse perruque, tente de lui faire accepter ce fait, en mentionnant que d’autres ont des problèmes pires  que cela. C’est à la fois bien drôle et tout à fait intéressant sur le plan imaginatif, puisque les actions qui guident les personnages seraient dictées par leur livre personnel. Cela donne envie de découvrir les autres créations de la bédéiste.
Les essais du recueil sont bien intéressants également. L’un fait un bref résumé des étapes de la production et de la diffusion d’un livre, ce qui permet de considérer l’importance de chacune de ces étapes lorsque l’on tient un ouvrage en main. Un autre parle d’une lectrice qui aime un homme non-lecteur. Le dernier évoque le livre avec un certain rapport au temps.
Viennent ensuite d’autres œuvres de fictions bien divertissantes, dont celles de Daniel Marchildon et de Samuel Archibald. La première parle d’un auteur qui a écrit un livre à lire aux toilettes, et la seconde, d’une vieille dame dans un monde où les hologrammes sont omniprésents dans le quotidien. Ces deux lectures sont fort amusantes et donnent réellement envie de découvrir les autres textes de ces deux auteurs.
En somme, il y a bien quelques textes que j’ai moins appréciés. Cependant, la majorité m’ont donné envie de lire les autres œuvres des différents auteurs. Ce petit livre gratuit promet de me faire dépenser!

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Un livre décidément bien rempli.

Iliade

Par Homère

Résumé en quatrième de couverture :

« Il m’est difficile de montrer tout cela comme si j’étais un dieu », écrit Homère. Et pourtant. Voici le texte fondateur de toute la poésie épique occidentale et, plus encore, de toute littérature qui se veut poésie. Le récit transcende son sujet même : l’affrontement des Troyens et des Achéens, menés par les héros Hector et Achille, sous la tutelle des dieux. C’est qu’il exprime l’essence des passions humaines (la colère, la jalousie, l’envie), des conflits, de l’amitié, de l’héroïsme. C’est qu’il dit, de manière universelle, la peur et le courage face à la mort.

Mon appréciation :

Bien que ce livre soit un classique de la littérature, je me dois d’être honnête. J’ai trouvé la lecture un peu aride. Mais c’est assez compréhensif, je crois. Je m’explique.
Tout d’abord, il y a énormément de personnages, dieux comme simples mortels. Les noms sont anciens et ne sont pas très évidents à prononcer, de sorte qu’ils restaient plus difficilement en mémoire, à moins de revenir régulièrement dans le récit. Ainsi, je me mélangeais beaucoup dans les noms au début de ma lecture. Peut-être aurais-je dû me faire un tableau et indiquer les noms des personnages et leur côté (Troyens ou Achéens) afin de me retrouver dans les discours que les personnages échangeaient. Mais je ne l’ai pas fait et cela aurait été un travail relativement long, puisqu’il y a vraiment beaucoup de personnages. Surtout, certains n’apparaissent que le temps de mourir. Heureusement, j’ai fini par repérer les personnages importants et à identifier leur camp. Surtout au niveau d’Hector et d’Achille, puisque ce sont les plus importants. 😛
Mis à part cela, j’avais aussi un peu de mal à bien me repérer au sujet des divinités. Bien sûr, j’en connais quelques unes et connais à peu près leurs rôles, mais ce n’était pas toujours le cas. Je savais les repérer, mais j’avais particulièrement du mal à suivre les liens familiaux (inceste et tout le tralala). N’empêche, j’ai bien aimé le passage où les dieux s’impliquaient activement dans la bataille. C’était très divertissant et je pouvais prendre conscience de leur puissance par rapport aux hommes.
Autrement, je vous avoue que j’ai particulièrement apprécié les moments de combats. Bien que la majorité des noms qui étaient dits concernaient des personnages que l’on découvrait à l’instant de leur mort et que je ne me forçais pas toujours à tenter de bien les lire, j’ai apprécié la description des actions. Ainsi, je repérais quel personnage important était le tueur et prenait ensuite plaisir à lire ses coups et les résultats des attaques. Surtout lorsque cela concernait Achille ou Hector, puisque ces hommes étaient vraiment puissants et qu’ils étaient des machines de guerre. Les corps pleuvaient à leurs pieds. C’était par contre très sanglant, il faut le dire. Mais on lit la vérité des résultats de tels combats. Les têtes étaient coupées ou transpercées d’un poignard d’une tempe à l’autre, des membres étaient sectionnées et d’autres ne tenaient que par un bout de peau, tandis que les coups portés au ventre faisaient ressortir le contenu. J’ai trouvé cette violence très bien décrite, de sorte que l’on pouvait pleinement prendre conscience de l’horreur de cette guerre.
Tout de même, je crois que j’aurais encore plus apprécié ma lecture si j’avais eu une plus forte connaissances des événements entourant la guerre de Troie et des divinités concernées.

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