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Entre mensonges et vérités

Et au pire, on se mariera

Et au pire, on se mariera
Acheter le livre.

Par Sophie Bienvenu

Résumé (plutôt un extrait) en quatrième de couverture :

Quand j’y repense, ça me fait penser à ces films où les amoureux se lancent de la crème fouettée dessus et finissent pas baiser dedans. Sauf que là, c’était de la viande crue qui pouvait potentiellement me tuer.

Mon appréciation :

Après avoir lu (k) et deux nouvelles bien différentes de Sophie Bienvenu, j’étais heureuse de plonger dans une nouvelle lecture. Le roman, désormais adapté au cinéma, m’a laissé une impression particulière, mais qui n’est pas mauvaise.
La narratrice, Aïcha, s’adresse à un tu que l’on apprend être une travailleuse sociale. Le lecteur a d’abord l’impression que l’adolescente lui parle, puis il entre finalement dans la peau de la travailleuse sociale, sans pourtant pouvoir s’exprimer, puisque le récit se présente comme un monologue entrecoupé d’ellipses que nous devinons être les répliques de l’autre femme. J’ai trouvé cette forme narrative très intéressante, puisque le lecteur est impliqué dans le texte, même s’il n’est pas libre de parler.
J’ai beaucoup aimé les jeux sur le mensonge et la vérité. C’est Aïcha qui raconte son histoire et, dès le début, elle se reprend et modifie son récit après avoir admis qu’elle l’avait enjolivé. Le lecteur est alors toujours pris dans une sorte de doute quant à la véracité des propos de l’adolescente. Du début à la fin, il se questionne. De ce fait, même la conclusion du récit pourrait présenter un mensonge au lecteur… et le récit ne répond pas à la question.
L’histoire m’a plu, bien qu’elle ne me rejoignait aucunement. Le récit prend place à Montréal et met en scène Aïcha, qui a eu une enfance particulière (je vous laisse découvrir de quoi il s’agît). Je crois d’ailleurs qu’il est même pertinent que je ne me sois pas identifiée au personnage, puisque je pouvais l’analyser d’un regard davantage objectif et mieux questionner ses choix et ses actions.
Dans l’ensemble, j’ai donc beaucoup apprécié ma lecture. Le roman se lit très rapidement et donne bien envie de découvrir ce qu’en a tiré l’adaptation cinématographique, dont voici la bande-annonce :

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Une bonne variété!

J’ai des p’tites nouvelles pour vous!J'ai des p'tites nouvelles pour vous!
Collectif

Résumé en quatrième de couverture :

Initiative de l’Unesco, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur (JMLDA) célèbre cette année ses 20 ans.
Pour marquer cet anniversaire, nous avons tenu à vous faire découvrir la richesse et la beauté de notre littérature en réunissant 20 créateurs québécois et franco-canadien. Bédéistes, essayistes, poètes, auteurs de fiction adulte et jeunesse se côtoient dans ce recueil de textes inédits.

Les auteurs :

Samuel Archibald, Jimmy Beaulieu, Sophie Bienvenu, Fanny Britt, Katia Canciani, Normand de Bellefeuille, Angèle Delaunois, Marie Desjardins, François Gravel, Iris, Dany Laferrière, Mireille Levert, Daniel Marchildon, Catherine Mavrikakis, Andrée A. Michaud, Maxime Olivier Moutier, Mikella Nicol, Steph Rivard, Louise Tremblay d’Essiambre, Thomas Wharton, ainsi qu’une préface de Jean Fugère et un mot de Bryan Perro.

Mon appréciation :

Le 23 avril 2015 avait lieu la vingtième journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Pour l’occasion, le recueil de textes J’ai des p’tites nouvelles pour vous! était donné gratuitement dans les librairies. Ce livre contient vingt textes d’auteurs différents. Que ce soit de la fiction, de la poésie, de la bande-dessinée ou l’essai, c’est un petit bouquin qui peut facilement plaire. Il serait difficile de ne pas aimer un seul des textes de ce recueil. Pour ma part, j’en ai aimé la majorité. Mais j’ai aussi apprécié le fait de pouvoir mêler plusieurs genres littéraires en même temps. D’autant plus que chacun mets le thème des livres et de la lecture au premier plan. En simple, J’ai des p’tites nouvelles pour vous! parle de littérature sous plusieurs angles.
Le sac en papier, de Katia Canciani, ouvre le bal de la catégorie Fiction du livre. Et c’est une excellente histoire pour bien commencer cette aventure qu’est celle de découvrir ou de redécouvrir vingt auteurs. En effet, l’histoire de Canciani est celle d’un jeune garçon qui doit remettre un livre à sa grand-mère. Entre-temps, il décide de l’ouvrir et de le lire. Il se trouve que ce roman est un livre dont vous êtes le héros et qu’il s’entremêle à la réalité, puisque les endroits et les actions du livre sont accessibles dans la réalité. Le petit garçon, un peu malgré lui, tente le coup et s’amuse bien. C’est aussi le cas avec la lecture du recueil : on y plonge et on y prend goût.
La bande-dessinée d’Iris, Le pâtissier, l’andouillette, le psy et sa perruque était aussi bien amusante. Dans ce texte, un personnage se plaint de toujours dire « andouillette » à la fin de chacune de ses paroles. Son psy, armé d’une grosse perruque, tente de lui faire accepter ce fait, en mentionnant que d’autres ont des problèmes pires  que cela. C’est à la fois bien drôle et tout à fait intéressant sur le plan imaginatif, puisque les actions qui guident les personnages seraient dictées par leur livre personnel. Cela donne envie de découvrir les autres créations de la bédéiste.
Les essais du recueil sont bien intéressants également. L’un fait un bref résumé des étapes de la production et de la diffusion d’un livre, ce qui permet de considérer l’importance de chacune de ces étapes lorsque l’on tient un ouvrage en main. Un autre parle d’une lectrice qui aime un homme non-lecteur. Le dernier évoque le livre avec un certain rapport au temps.
Viennent ensuite d’autres œuvres de fictions bien divertissantes, dont celles de Daniel Marchildon et de Samuel Archibald. La première parle d’un auteur qui a écrit un livre à lire aux toilettes, et la seconde, d’une vieille dame dans un monde où les hologrammes sont omniprésents dans le quotidien. Ces deux lectures sont fort amusantes et donnent réellement envie de découvrir les autres textes de ces deux auteurs.
En somme, il y a bien quelques textes que j’ai moins appréciés. Cependant, la majorité m’ont donné envie de lire les autres œuvres des différents auteurs. Ce petit livre gratuit promet de me faire dépenser!

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De l’érotisme sous toutes les coutures…

Nu

Collectif sous la direction de Stéphane Dompierre

*Attention : présence de sexualité.*

Résumé :

De la littérature érotique. Assumée. Celle qui donne chaud dans le ventre, qui fait rougir d’excitation. Du sexe, des pulsions, de l’émotion. Voilà ce à quoi se sont attelés seize auteurs de talent : des histoires pour adultes consentants où le plaisir des sens n’exclut pas l’élégance.
Des histoires de tentations, de désirs qui nous font basculer. Ce moment où l’on se dit « je sais que je ne devrais pas, mais… »

Les auteurs :

Nancy B.-Pilon, Miléna Babin, Sophie Bienvenu, Charles Bolduc, Roxanne Bouchard, Guillaume Corbeil, Stéphane Dompierre, Geneviève Jannelle, Véronique Marcotte, Isabelle Massé, Eza Paventi, Marie Hélène Poitras, Patricl Senécal, Matthieu Simard, Chloé Varin et Guillaume Vigneault.

Mon appréciation :

J’étais bien curieuse de lire ce recueil de nouvelles québécoises. J’en avais beaucoup entendu parler depuis sa sortie en 2014. Il me tardait donc de me le procurer et de le lire.
Tout d’abord, je fus bien contente de découvrir des auteurs que je ne connaissais pas. Douze sur les seize m’étaient inconnus. Désormais, plusieurs d’entre eux me tentent pour de futures lectures. Aussi, j’ai bien aimé la variante dans les styles d’écriture et les idées enveloppant l’ambiance érotique. Si l’usage du vocabulaire sexuel se rapprochait pour plusieurs, aucune relation sexuelle décrite n’a été pareille à une autre.
Dans Nu, le lecteur retrouve différents plaisirs. Que ce soit les trips à trois, le voyeurisme, la domination, le film pornographique, l’homosexualité, l’infidélité, ou autre, on s’ennuie peu.
Plus précisément, j’ai apprécié Baise fondatrice, la nouvelle de Patrick Senécal. Même si j’en ai pressenti rapidement la tournure finale, l’ensemble du texte m’a plu. Allant de l’idée même de la nouvelle à la manière dont elle était écrite. Dans cette nouvelle, un homme est prêt à tester les prouesses de plusieurs femmes pour retrouver la toute première qui lui a fait… plaisir. Un voyage quasi éducatif.
De plus, en lisant Cinquante nuances de Gisèle, de Eza Paventi, je me suis amusée à ressentir l’attraction que le personnage avait lors de la lecture d’un roman érotique. En somme, même si le roman que Gisèle lit est mal écrit, elle s’y sent attirée malgré elle. Eza Paventi n’écrit pas mal, aucunement, mais j’ai ressenti une part de cette même attraction.
Dans ma face, mon amour, par Matthieu Simard, m’a permis de découvrir un personnage intéressant. Dans cette nouvelle, nous rencontrons une actrice pornographique qui tente de trouver l’amour. Sa quête n’est en rien complexe, mais sa conclusion n’aurait pu être mieux choisie pour représenter la jeune femme.
Finalement, la nouvelle de Roxanne Bouchard, Un moment d’égarement, fut plutôt amusante. L’innocence du personnage principal du texte était comique jusqu’à la conclusion. Plus le personnage s’enfonce dans une sexualité étrange basée sur les chakras, plus le résultat s’annonce ridicule… surtout lors de la lecture des dernières phrases. Assez drôle comme conclusion!
En somme, ce fut une lecture coquine bien divertissante!

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L’amour à l’adolescence, ça semble si compliqué…

Feuilleton (k) (13 épisodes)

Par Sophie Bienvenu

Résumé en quatrième de couverture du premier épisode :

Top 5 des gars existant ou ayant existé (sauf un) avec qui j’aimerais faire l’amour pour la première fois :
1. Justin Timberlake (si j’avais moins honte d’aimer ses chansons)
2. Guillaume Lemay-Thivierge (s’il était moins vieux)
3. Kurt Cobain (s’il était moins mort)
4. Holden Caulfield (s’il existait pour vrai)
5. Le gars du dépanneur, avec son skate et son tattoo (si je ne le DÉTESTAIS pas autant!)
Mon chum n’est pas dans la liste. Vous pensez que c’est un problème?

Mon appréciation :

Le premier épisode de la série est très simple. On découvre quelques personnages, dont Anita, le personnage principal du feuilleton. On rencontre également son frère et le copain de celui-ci, qui me semblent bien amusants à côtoyer. Le style d’écriture est assez bien. Le tout se lit aisément et est ponctué de quelques québécismes. Finalement, le volume se termine lorsqu’Anita apprend qu’il y a un nouvel élève à son école : le gars du dépanneur (sur qui elle a l’œil, bien sûr).
Dans Le dép’ éclaire à des milles à la ronde, on apprend à connaître un peu plus Kévin, le fameux gars du dépanneur. Celui-ci agit comme un idiot qui se croit tout permis, tel qu’il est mentionné, mais il est également capable de bonté. Et c’est le passage que j’ai préféré de cet épisode. On y voit Kevin et son petit frère, qui s’amènent au dépanneur en rigolant pour acheter des bonbons. La scène est charmante. Du côté d’Anita, on la découvre très rêveuse. Elle se plonge très souvent dans ses pensées et visualise toutes sortes de choses. C’est assez spécial… quoique amusant.
Décidément, à partir du troisième volume, cela commence à être drôlement divertissant. Anita se crée une nouvelle identité sur Internet afin de pouvoir discuter avec Kevin, sans qu’il sache que c’est vraiment elle. Elle se fait passer pour une fille quelconque qu’il aurait embrassée dans un party. C’est amusant, d’autant plus que Kevin embarque dans le jeu. Les deux se séduisent… mais, en même temps, Anita (pas la virtuelle) meurt d’envie d’être avec Kevin et délaisse un peu son copain, Jonathan. En bref, le tome trois est celui qui donne vraiment envie de plonger dans la suite afin de savoir ce qu’il adviendra d’Anita et de ses idées.
J’ai bien aimé Mon soldat inconnu. En fait, ce qui m’a plu, c’est l’idée qu’Anita rêvasse à un beau soldat dont elle ne connaît pas le nom, dans les années 1940, au début du livre. Puis, divers événements se passent, dont une altercation entre Jonathan et Kevin (je vous garde la surprise du pourquoi). À la fin, Anita retourne au début de sa rêverie à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Seulement, le dénouement en est complètement changé. Mis à part cela, j’ai également eu quelques sourires durant ma lecture. Le frère d’Anita, Thomas, ainsi que son père sont assez comiques.
Avant tout, la fin de ce cinquième épisode m’a bien plu. En fait, elle donne envie de poursuivre dès l’instant la lecture dans le tome six. Anita a un peu de mal à s’entendre avec son amie d’enfance, Émilie. Par contre, du côté de Kevin, c’est pas si mal. On en apprend plus sur ce personnage et la curiosité s’installe. Surtout, comme je l’ai dit, avec la fin de l’épisode. Simplement avec deux mots, en fait.
Au sud de mon ventre est un épisode assez doux. Il s’y passe plusieurs choses, bien sûr, mais c’est surtout relié à des thèmes joyeux, tels que la réconciliation et l’amour. Anita jongle toujours entre elle-même et sa création virtuelle pour se rapprocher de Kevin. Ce n’est sans doute pas la meilleure idée, mais Anita désire ardemment arriver à ses fins. Sinon, je n’ai pas encore parlé du personnage de Mehdi, l’ami d’Anita. Celui-ci est assez sympathique, bien qu’il semble tomber amoureux bien trop facilement. De plus, j’apprécie les références culturelles qui parcourent la série, que ce soit littéraire ou autre.
Le septième épisode est bienvenu. En fait, c’est un peu le classique des questions existentielles lorsqu’une adolescente et un adolescent se fréquentent de plus en plus. La plus grande des questions qui tiraille Anita est celle-ci : est-ce que Kevin la perçoit comme une amie ou comme une amoureuse possible? Anita est dans le doute, et j’aime bien la manière dont c’est rédigé. À ce stade-ci du récit, on a l’impression que le personnage principal arrive devant un mur. Tout de même, on s’interroge à savoir comment se dérouleront les choses par la suite.
Dans Des lendemains qui tanguent, Anita devient un petit peu rebelle. Elle devient le personnage virtuel qu’elle a créé et s’attire une punition de ses parents pour avoir trop bu et s’être retrouvée dans son lit avec une odeur de vomi… et un garçon (habillé, tout de même). Pour revoir Kevin malgré sa punition, Anita est prête à défier l’autorité de ses parents. Il y aura des flammèches.
Le volume neuf est rempli d’amour et d’amitié. Anita aime de plus en plus Kevin et un sourire lui colle très souvent au visage. Anita s’entend mieux avec son amie, Émilie, et lui partage ses secrets. Émilie commence à apprécier Mehdi, l’ami d’Anita, mais cette dernière lui fait comprendre les risques que le tout se termine mal entre eux. En bref, l’épisode neuf est centré sur les hauts et les bas de l’amour, et la force de l’amitié. Le tout avec une petite dose d’humour bien amusante.
L’amour est encore au rendez-vous dans le dixième épisode de (k). Tout semble bien aller pour Anita. Par contre, il y a un léger bémol. En fait, l’adolescente est très intelligente et cultivée… seulement, lorsque sa meilleure amie paraît lui cacher des choses, de même que Mehdi, Anita n’allume pas sur ce qui pourrait expliquer le tout. Pourtant, cela semble si évident… Enfin, je me demande comment elle comprendra enfin. 😛
À l’heure de nous est, à l’image des quelques épisodes précédents, relativement doux. En fait, tout ce qui s’y passe est joyeux. Tout va bien au niveau familial pour Anita, et même au niveau amoureux. Sans compter que c’est la période des Fêtes. S’il n’y a pas vraiment d’action qui se passe, il reste qu’Anita refuse toujours de voir certains faits comme véridiques, puisqu’elle est un peu entêtée dans ses idées. D’ici le treizième et dernier épisode, Anita risque de grandir et de devenir encore plus femme.
Anita se retrouve confrontée à sa bêtise dans Je ne me suis pas tuée. Elle a perdu la confiance de son beau Kevin et en souffre beaucoup. Ceci est le tome le plus difficile pour l’adolescente et, à la fin, Anita prend conscience qu’elle a beaucoup à faire pour se rattraper. Tout se joue dans l’épisode treize.
Après la lecture du dernier épisode du feuilleton, le lecteur se retrouve à s’imaginer ce qui pourrait arriver dans les prochains jours pour les personnages de la série. En effet, le tout se termine sur une fin ouverte. Les choses se règlent un peu, mais le temps doit faire son oeuvre. Qui plus est, plusieurs personnages ont encore un bout de chemin à faire et je crois que de tout régler d’ici à la fin du feuilleton n’aurait pas été une excellente idée. Ainsi, je crois que cette finale est assez bien et qu’il est amusant de s’imaginer ce qui se passera ensuite. Après tout, Anita n’est qu’une adolescente et a la vie devant elle, comme le dit son frère Thomas.
(k)

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