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Larsson ne me rejoint pas

Millénium, tome 1, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Par Stieg Larsson

Résumé en quatrième de couverture :

Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l’industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans : sur l’île abritant l’imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu’elle a été assassinée.
Si ce n’est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l’informatique, c’est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s’imposer comme le meilleur atout du journaliste pour élucider l’affaire.
L’intolérance, l’hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain — aux niveaux politique, économique, social, familial — sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.

Mon avis :

Je dois avouer que je ne pensais pas lire un jour Millénium, et ce, malgré le fait qu’on m’en ait beaucoup parlé. Maintenant que j’ai lu le premier tome, dans le cadre d’un cours, j’ai officiellement décidé que je ne lirai pas la suite. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas pour moi.
D’abord, le roman commence lentement. Ce n’est pas inintéressant, puisque cela met en place un paysage politique. Toutefois, cela ne revient presque pas dans le reste du livre, ce qui rend ces informations superflues à la lecture. À mon avis, cela ne sert pas véritablement l’histoire.
L’enquête comme telle qui guide le roman est intéressante. Par contre, elle n’est pas très haletante. Les premiers indices donnés causent beaucoup de questionnements aux personnages, mais aucune action ou aucune piste n’apparaît avant un bon moment. J’étais déçue. Je préfère les romans d’enquête où le lecteur possède suffisamment de données pour tenter de résoudre lui-même, de son côté, l’enquête. Je n’ai pas trouvé ça dans Les hommes qui n’aimaient pas les femmes.
Dans le même ordre d’idées, la conclusion de l’enquête ne m’a pas trop fait d’effet. La résolution même de l’énigme, soit de savoir ce qui est arrivé à Harriet, se devine. Je n’ai donc pas été étonnée lorsque cela a été révélé. Je n’avais cependant pas deviné les motivations derrière ce qui est arrivé à la jeune femme. J’y ai ainsi trouvé un certain intérêt, bien que moins grand que je l’aurais espéré.
Le roman présente quelques scènes que j’ai trouvé difficiles à lire. Pas dans le sens qu’elles n’étaient pas lisibles, non. Plutôt dans le sens où j’éprouvais un malaise lié à un voyeurisme malsain lorsque je les lisais. Le titre du tome donne une petite idée du contenu de ces scènes. On y découvre des hommes qui abusent des femmes. C’est peut-être parce que je suis une femme ou peut-être parce que je sais que je serais incapable de me défendre dans de telles situations, mais je trouvais difficile de lire les scènes d’abus.
Enfin, j’ai bien aimé la relation entre Lisbeth et Mikael. Les deux personnages sont complémentaires, puisqu’ils s’opposent en plusieurs points. Cela rend les choses intéressantes, dans la mesure où le contact entre les deux est complexe. Je me plaisais beaucoup à observer leurs échanges. J’avais envie de souhaiter que leur relation, quelle qu’elle soit, se déroule bien en tout point.
Dans l’ensemble, néanmoins, je n’ai pas apprécié mon expérience de lecture. Le livre n’est pas mauvais, mais il n’est pas pour moi. Je ne lirai pas les autres tomes, même si je connais plusieurs personnes qui les dévorent avec plaisir.

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