Articles tagués : Tome 1

J’ai faim de la suite

Blitz, tome 1, Black-out

Black-out
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Par Connie Willis

Résumé en quatrième de couverture :

En 2060, l’histoire n’a plus rien d’une discipline poussiéreuse. Grâce à la maîtrise du voyage dans le temps, les chercheurs de l’université d’Oxford se rendent fréquemment dans le passé, au plus près des événements qu’ils étudient — la guerre de Sécession, l’attaque de Pearl Harbor, les attentats du World Trade Center… — pour collecter des données toujours plus précises. Mais à trop vouloir s’approcher du feu de l’action, on finit par s’y brûler. C’est ce qu’apprendront à leurs dépens les jeunes historiens envoyés au coeur de l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Car à Londres, en 1940, les bombes nazies n’ont plus rien d’une abstraction…

Mon avis :

En lisant la quatrième de couverture de Black-out, je savais déjà que le récit allait me plaire. En commençant ma lecture, je suis tombée sous le charme, malgré les nombreux personnages présentés presque d’un coup. À la fin de ma lecture, j’étais un peu fâchée, l’histoire était coupé en plein milieu : je suis vite aller acheter la suite, All clear.
Le style d’écriture de Connie Willis est fluide. Les descriptions servent très bien le texte et permettent aisément de se mettre dans l’ambiance de l’époque visitée par les protagonistes, celle de la Seconde Guerre mondiale. Peu importe les connaissances du lecteur, donc, il est facile de comprendre le déroulement des événements narrés dans le livre, bien que l’époque ait été fort difficile.
J’ai beaucoup aimé l’idée de raconter la Seconde Guerre de l’intérieur, alors qu’elle est terminée dans le temps de la narration. Les protagonistes sont des historiens voyageurs qui reculent dans le temps afin d’étudier la période ciblée dans le but de pallier aux manquements des manuels d’histoire. Je trouve très intéressant cette idée de vouloir trouver la vérité derrière toutes les facettes d’un conflit aussi grand et sombre. Il s’agit vraiment d’une quête de vérité, et cette volonté des personnages m’a beaucoup plu. Ce qui est intéressant, aussi, c’est que ces chercheurs historiens ne peuvent/veulent (je ne prends pas de chance au cas où cela change dans la suite) pas modifier le passé qu’ils visitent. Cela génère beaucoup de craintes chez les héros quand les événements virent vers des sentiers dangereux, mais cela permet de coller aux réels faits historiques et de ne pas porter atteinte au sérieux qu’ils représentent.
Sinon, petite fantaisie de ma part, j’ai beaucoup aimé les implants électroniques que pouvaient avoir les personnages. Ces implants leur permettent d’assimiler en un seul instant une foule d’informations (les langues et les jargons, les adresses, les heures exactes des bombardements, etc.) et même de modifier leur voix lorsqu’ils en ont besoin afin d’avoir l’accent requis pour leur mission.
Enfin, j’ai tout particulièrement aimé lorsque les choses se sont mises à déraper. Je ne veux pas trop dévoiler d’informations, mais il s’avère que les personnages vivent un gros stress et sont menacés par les dangers de la guerre. Lorsqu’ils partent en mission dans le passé, il est hors de question qu’ils rencontrent des dangers. Sauf que, bien entendu, c’est ce qui se produit. Moi, cela m’a happée. Tellement que je me suis fait avoir par la fin du roman, une fin qui n’en est pas une. Parce que Black-out, c’est la première partie de Blitz. L’histoire est donc coupée en plein dans le feu de l’action, alors que le danger se fait de plus en plus présent. Ce n’est plus un choix : il faut lire la suite. Le plus tôt possible.

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Larsson ne me rejoint pas

Millénium, tome 1, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Par Stieg Larsson

Résumé en quatrième de couverture :

Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l’industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans : sur l’île abritant l’imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu’elle a été assassinée.
Si ce n’est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l’informatique, c’est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s’imposer comme le meilleur atout du journaliste pour élucider l’affaire.
L’intolérance, l’hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain — aux niveaux politique, économique, social, familial — sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.

Mon avis :

Je dois avouer que je ne pensais pas lire un jour Millénium, et ce, malgré le fait qu’on m’en ait beaucoup parlé. Maintenant que j’ai lu le premier tome, dans le cadre d’un cours, j’ai officiellement décidé que je ne lirai pas la suite. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas pour moi.
D’abord, le roman commence lentement. Ce n’est pas inintéressant, puisque cela met en place un paysage politique. Toutefois, cela ne revient presque pas dans le reste du livre, ce qui rend ces informations superflues à la lecture. À mon avis, cela ne sert pas véritablement l’histoire.
L’enquête comme telle qui guide le roman est intéressante. Par contre, elle n’est pas très haletante. Les premiers indices donnés causent beaucoup de questionnements aux personnages, mais aucune action ou aucune piste n’apparaît avant un bon moment. J’étais déçue. Je préfère les romans d’enquête où le lecteur possède suffisamment de données pour tenter de résoudre lui-même, de son côté, l’enquête. Je n’ai pas trouvé ça dans Les hommes qui n’aimaient pas les femmes.
Dans le même ordre d’idées, la conclusion de l’enquête ne m’a pas trop fait d’effet. La résolution même de l’énigme, soit de savoir ce qui est arrivé à Harriet, se devine. Je n’ai donc pas été étonnée lorsque cela a été révélé. Je n’avais cependant pas deviné les motivations derrière ce qui est arrivé à la jeune femme. J’y ai ainsi trouvé un certain intérêt, bien que moins grand que je l’aurais espéré.
Le roman présente quelques scènes que j’ai trouvé difficiles à lire. Pas dans le sens qu’elles n’étaient pas lisibles, non. Plutôt dans le sens où j’éprouvais un malaise lié à un voyeurisme malsain lorsque je les lisais. Le titre du tome donne une petite idée du contenu de ces scènes. On y découvre des hommes qui abusent des femmes. C’est peut-être parce que je suis une femme ou peut-être parce que je sais que je serais incapable de me défendre dans de telles situations, mais je trouvais difficile de lire les scènes d’abus.
Enfin, j’ai bien aimé la relation entre Lisbeth et Mikael. Les deux personnages sont complémentaires, puisqu’ils s’opposent en plusieurs points. Cela rend les choses intéressantes, dans la mesure où le contact entre les deux est complexe. Je me plaisais beaucoup à observer leurs échanges. J’avais envie de souhaiter que leur relation, quelle qu’elle soit, se déroule bien en tout point.
Dans l’ensemble, néanmoins, je n’ai pas apprécié mon expérience de lecture. Le livre n’est pas mauvais, mais il n’est pas pour moi. Je ne lirai pas les autres tomes, même si je connais plusieurs personnes qui les dévorent avec plaisir.

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Du noir et blanc qui percutent

Persepolis (Intégrale)

Par Marjane Satrapi

Résumé de l’éditeur :

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde.
Traversant avec elle révolutions, guerre, deuil, exil, mais aussi apprentissage de la vie, puberté, premières amours, nous la suivrons jusqu’à son départ définitif pour la France en 1994.

Mon appréciation :

J’ai beaucoup entendu parler de Persepolis, autant le film que la bande dessinée, depuis le cégep. J’étais donc heureuse d’avoir enfin eu l’occasion de lire cette histoire. Ne connaissant pas le contexte historique de Téhéran et craignant de ne pas aimer la sobriété du dessin de Satrapi, j’avais un peu peur de ne pas apprécier cette œuvre à sa juste valeur.
Il s’avère que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.
Je me suis retrouvée à tourner les pages, toujours avide de découvrir la suite des choses qui allaient arriver au personnage de Marjane. J’aimais tout particulièrement l’idée du passage du temps, puisque nous la suivons sur plusieurs années. Marjane passe de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, avec tout ce que cela implique comme découvertes et apprentissages de soi. Sauf que pour elle, un contexte très politique s’ajoute au tableau. L’histoire de l’héroïne était donc très intéressante, mais aussi la source de nombreux questionnements de ma part. Je m’interrogeais à la fois sur le côté historique du conflit vécu par Marjane Satrapi, mais aussi sur les répercussions sociales de tels événements sur les protagonistes. Parce que Marjane n’est pas la seule personne à être affectée. Ses proches sont tous touchés, à des degrés variés. Et c’était très intéressant visuellement.
Mais ce que j’ai le plus aimé, finalement, c’est le côté graphique de l’œuvre. Le noir et blanc sert très bien la bande dessinée. Les images heureuses le deviennent davantage avec les parts de blanc qui illuminent les cases. Celles qui sont plus difficiles, plus éprouvantes et horribles, quant à elles, s’assombrissent de noir. S’ajoutent à cela tous les contrastes utilisés afin de mettre en évidence les images les plus fortes : des dizaines de gens qui hurlent devant l’horreur, des gens qui chutent sous les balles des fusils qui servent à les faire taire, des corps qui s’empilent sous terre et sous les pas de Marjane,…
J’ai beaucoup aimé Persepolis. Maintenant, j’ai très envie de lire les autres travaux de son autrice, mais aussi de visionner l’adaptation cinématographique. Je n’ai fait que découvrir Marjane Satrapi, et j’espère approfondir ma découverte.

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J’ai enfin commencé à lire Harry Potter…

Harry Potter, tome 1, À l’école des sorciers

Par J. K. Rowling

Résumé en quatrième de couverture :

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom?

Mon avis :

Croyez-le ou non, je n’avais jamais lu un seul tome de cette série culte jusqu’à ce jour! Sa popularité, lorsque j’étais plus jeune, ne m’intéressait pas. Si je l’ai lu aujourd’hui, c’est parce que je devrai lire bientôt le sixième tome pour un cours sur les best-sellers.
J’ai eu du mal à embarquer dans l’histoire lors de ma lecture des premiers chapitres. Puis, à mesure que je lisais, je reconnaissais des choses que j’avais vues il y a longtemps dans l’adaptation cinématographique ou dans le jeu vidéo sous forme de Lego auquel j’ai déjà joué. J’ai donc surtout pris plaisir à découvrir l’origine de ces adaptations.
Ce premier tome, écrit pour des enfants de dix ans et plus, se lit très facilement. Certains événements se passent assez rapidement, probablement en raison du public cible. Une année scolaire complète s’écoule en quelques 360 pages, ce qui fait que les péripéties s’enchaînent les unes derrière les autres. Le lecteur ne peut donc pas s’ennuyer durant sa lecture. Ça n’est pas mauvais du tout comme idée, mais j’ai eu l’impression que le récit se déroulait en quelques semaines à peine et que cette suite d’actions donnait l’impression que tout arrivait à Harry, ce qui était plus ou moins crédible. L’épaisseur des tomes suivants me laisse présager qu’ils jouent sur la durée ou qu’ils accumulent les péripéties (à cela, j’imagine que nombreux sont ceux qui peuvent me répondre).
Sur le plan des personnages, il faut dire qu’ils sont plutôt attachants. Nous nous mettons rapidement à les apprécier. Harry et Ron d’abord, puis Hermione et Neville. Et même Rogue lorsque nous connaissons ses véritables motivations. Leurs personnalités et le cadre scolaire qui les entoure est sans doute ce qui contribue à fidéliser les lecteurs, qui peuvent se reconnaître ou reconnaître leurs proches en eux.
Je dois donc admettre que j’ai tout de même passé une agréable lecture malgré mes appréhensions. Avec tout ce qui s’est dit sur cette série et connaissant nombre de personnes qui en sont fans, j’avais certaines attentes. Je n’ai pas été trop déçue, mais je n’ai pas non plus été émerveillée.
J’imagine que je vais devoir lire et étudier les autres afin de forger mon opinion sur cette série phénomène qui ne cesse de trouver de nouveaux adeptes en librairie (la série complète se faisait offrir en cadeau durant les Fêtes, là où je travaille).

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Une oeuvre poignante, renversante, inoubliable!

Maus (Intégrale)

Par Art Spiegelman

Résumé de la jaquette :

Qu’y-a-t-il de commun entre une bande dessinée et la Shoah? « Zakhor »! souviens-toi, en hébreu. Cette injonction apparaît quelques 169 fois dans le texte biblique, comme si les sages réunis à Yavné, vers la fin du premier siècle, pour compiler les textes et les chroniques qui allaient composer le Livre des livres, avaient pressenti le rôle primordial dévolu à la mémoire dans le destin d’un peuple appelé à la dispersion et à l’exil.
Art Spiegelman est le fils d’un des survivants des ghettos polonais. Né à Stockholm en 1948, il vit à New York et dessine des B.D.
Maus, son livre, est l’histoire d’une souris dont le chat a décidé d’avoir la peau. La souris est le juif, le chat le nazi. Le destin de Maus est de fuir, de fuir sans espoir l’obsession du chat qui lui donne la chasse et lui trace le chemin de la chambre à gaz.
Mais Maus est également le récit d’une autre traque, celle d’un père par son fils pour lui arracher l’histoire de sa vie de juif entre 1939 et 1945 et en nourrir sa propre mémoire, se conformant ainsi à l’obligation de se souvenir.
De transmettre aussi. Et avec quelle énergie! Car de la rencontre peu naturelle de la B.D. et de la Shoah naît un choc. Le choc d’une forme réputée mineure pour un événement majeur.
Tout comme Woody Allen a su, avec ses images en noir et blanc, nous désintoxiquer du cinéma pour mieux nous le faire voir, Art Spiegelman parvient à effacer de notre souvenir les récits un peu fatigués de la Shoah pour leur substituer un montage neuf, contemporain et fort. D’où la réussite de Maus, cette oeuvre de la première génération « d’après ». Grâce à l’art de Spiegelman le destin de Maus ne cessera de nous hanter.
Marek Halter

Mon avis :

Maus est une bande dessinée qui a de quoi renverser complètement son lecteur. Longtemps j’ai entendu des gens mentionner ce roman graphique hautement reconnu dans le milieu. Lorsque j’ai pu enfin sauter sur l’occasion de me le procurer et de le lire, j’appréhendais ma lecture.
Au départ, j’étais réticente quant aux traits du dessin. Art Spiegelman utilise une ligne tout à fait particulière pour représenter le récit qu’il raconte. Si je pensais avoir du mal à m’adapter à cette esthétique, cela n’a pas duré. Quelques pages à peine plus tard, j’ai senti le plein potentiel de ce choix graphique. Le trait du bédéiste suggère l’émotion. Dans les scènes les plus fortes du récit, ce n’étaient pas les images ni le texte qui m’atteignaient personnellement, mais plutôt l’addition des deux au tracé. Cela m’a happée, et je me suis alors retrouvée prise à ne plus pouvoir quitter cette histoire pleine d’horreurs.
La manière dont le récit de Vladek, le père d’Art Spiegelman, est amené est aussi tout à fait intéressante. Il y a une double dynamique entre les moments où le survivant raconte son passé à son garçon devenu adulte (temps présent) et les moments où le passé de Vladek est représenté (temps passé). Aux difficultés éprouvées par Vladek durant l’Holocauste s’ajoutent les problèmes de communication avec son père et leur relation problématique. En somme, il y a de quoi pleinement s’attacher à cette petite famille pleine des douleurs du passé.
Maus est une œuvre qui permet de bien représenter l’horreur de la Seconde Guerre mondiale du point de vue des opprimés. Ce n’est pas pour rien qu’elle est souvent étudiée dans les programmes scolaires. La bande dessinée remplie sa mission : son lecteur ne peut que se souvenir de cette oeuvre et du contexte duquel elle provient.
Quant à moi, j’ai été prise par ce récit bouleversant. Mon cœur et ma tête ont été atteints, je ne pourrai oublier cette bande dessinée. J’ai eu un coup de cœur pour Maus, dont la qualité m’a menée vers de nombreuses pistes de réflexion sur l’Histoire et l’Humain.
Désormais, j’ai envie de lire Métamaus dans le but de comprendre tous les rouages derrière la création de cette bande dessinée. Je vais laisser mes émotions décanter un peu avant, toutefois.

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Un saut dans mon enfance : le monde fascinant des dinosaures

Jurassic Park

Jurassic Park
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Par Michael Crichton

Résumé en quatrième de couverture :

Isla Nublar. L’armée doit venir « faire le ménage ». Le programme dont cette île est le théâtre avait pourtant tout du paradis scientifique : un immense complexe naturel où s’ébattent, aux yeux de tous, les plus féroces sauriens du Jurassique, génétiquement ramenés à la vie…
Quelques jours avant le chaos, le paléontologue Alan Grant et Ian Malcolm, mathématicien de renom, embarquent pour ce bout de terre perdu au large du Pacifique. Bientôt, le petit groupe invité par le créateur du parc doit se rendre à l’évidence : au coeur d’une jungle primitive et hostile, l’être humain n’est plus l’espèce dominante, mais la proie…

Mon appréciation :

J’avais très hâte de commencer ma lecture de Jurassic Park, ayant visionné les films durant mon enfance. Je désirais donc replonger dans mes souvenirs et j’en ai tiré beaucoup de plaisir. Cela m’a même donné très envie de revisionner les films.
Le roman commence avec un prologue qui amène un premier blessé au lecteur. Pour ceux qui connaissent l’univers de Jurassic Park, il n’y a pas de doute : les bêtes sévissent. Le lecteur sait, appuyé par le résumé du livre, que les choses vont déraper dangereusement. Pour ajouter à cette promesse d’un danger imminent, le personnage de Malcolm, mathématicien, affirme très tôt son opinion : selon la théorie du chaos, le projet de l’île ne peut virer qu’en catastrophe à la suite d’un incident. Les personnages, bien qu’ils le veulent, ne peuvent contrôler la nature. J’ai beaucoup aimé ce sentiment de danger. D’ailleurs, je n’attendais que cela, que les choses dérapent.
J’ai aussi aimé, bien qu’il n’y avait pas de surprise, retrouver le moment où les véhicules touristiques sont en panne. Je me rappelais très bien le film à ce moment et je prenais plaisir à revoir la scène en pensée. C’est le premier moment où nous sentons que le danger est bien réel, et j’ai adoré.
Ce que l’on ne retrouve pas dans le film et qui m’a aussi bien plu dans ma lecture, ce sont ce qu’apportent les personnages de Malcolm et de Grant. Le premier amène sa théorie du chaos, ainsi que quelques autres, qu’il prend le temps de vulgariser pour les autres protagonistes, mais surtout pour le lecteur. Le côté théorique et mathématique de ses discours me plaisait, tout particulièrement parce que c’est le genre de développement que nous retrouvons peu dans les adaptations cinématographiques. Le personnage de Grant, quant à lui, me rappelait l’ambiance de Relic dans les connaissances qu’il apportait. Parlant à plusieurs reprises de ses fouilles, cela me donnait envie d’aller voir des squelettes de dinosaures dans les musées.
Dans l’ensemble, donc, j’ai passé un très agréable moment tout au long de ma lecture. Je retrouvais avec plaisir mes souvenirs d’enfance lors de mes premiers visionnements de ces films, mais je pouvais aussi satisfaire ma curiosité avec le côté scientifique très élaboré tout au long du livre.

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Visite d’une île

Robinson Crusoé

Robinson Crusoé
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Par Daniel Defoe

Résumé en quatrième de couverture :

Robinson Crusoé est avec Don Quichotte l’un des deux archétypes du roman occidental. C’est l’oeuvre de la vieillesse de Defoe (1719). Elle conte l’histoire d’un homme modeste, seul par nécessité, grand lecteur de la Bible, et qui serait ennuyeux s’il ne vivait des aventures « étranges et surprenantes », seul dans son île pendant vingt-huit ans. Le livre exprime aussi les aspirations et les craintes des lecteurs : ceux-ci s’offrent une aventure sans risque, grâce au malheur d’autrui. Reste le mythe, fait de grands thèmes qui hantent l’homme aujourd’hui : le naufragé dans l’île, l’idylle « verte », l’aspiration, loin de toute technique, à un degré zéro de civilisation, la nostalgie de la pureté originelle. Son île est le microcosme où toute civilisation vit en pensée grâce à lui.

Mon appréciation :

Cela faisait bien longtemps que j’avais envie de lire la véritable version de Robinson Crusoé (il y a eu plusieurs adaptations pour la littérature jeunesse qui rendent le texte accessible à ce public). L’occasion s’est enfin présentée, et j’étais bien contente de plonger dans cette oeuvre très connue.
Parce que j’avais hâte de lire ce livre et de découvrir l’histoire du personnage, bien que j’en connaissais déjà une partie, je crois que cela m’a laissée dans un continuel sentiment d’attentes, d’appréhensions, de désirs. J’avais hâte que Robinson soit prisonnier sur son île, qu’il rencontre Vendredi et qu’il quitte l’île. Le récit me faisait languir.
C’est long avant que Robinson ne se retrouve seul sur son île. Cependant, cela permet au texte d’amener clairement la personnalité du héros et de justifier les choix qu’il fait lorsqu’il est enfin de retour parmi la société. Cependant, c’est tout aussi long quand il est de retour sur la terre ferme, puisque le personnage a plusieurs questions de logistique à régler et que la narration les traite toutes.
Lorsqu’il est sur son île, cela prend également du temps avant qu’il ne rencontre le protagoniste de Vendredi. Néanmoins, la manière dont le héros doit apprivoiser les lieux pour survivre reste intéressante. Comme Moby Dick, la narration présente par moments des explications très détaillées sur les travaux exécutés par le personnage. Cela peut paraître long pour certains. À mon avis, je trouve ces descriptions pertinentes dans la mesure où le lecteur est entièrement plongé dans ce que vit le personnage et dans ses difficultés. Cela ajoute du réalisme au récit, qui reste tout de même fictif.
Il y en aurait encore beaucoup à dire sur ce premier roman. Cependant, je vais me restreindre et simplement ajouter que je me suis très bien divertie durant ma lecture. Cela m’a donné envie de lire les deux autres suites de cette aventure et de redécouvrir quelques adaptations cinématographiques et télévisées que j’ai déjà eu l’occasion de visionner. Je suis bien contente, maintenant, de pouvoir dire que j’ai lu Robinson Crusoé. 🙂

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Une relecture d’un roman de mon enfance!

Amos Daragon, tome 1, Porteur de masques

Par Bryan Perro

Résumé en quatrième couverture :

Amos Daragon, un brillant garçon de douze ans, devient malgré lui le premier élu de la nouvelle génération des porteurs de masques. Grâce à ses pouvoirs sur les éléments et aidé de Béorf Bromanson, un jeune garçon de la race des béorites capable de se transformer en ours, Amos parcourt les contrées étranges peuplées de créatures légendaires, à la recherche des masques de pouvoir.

Mon appréciation :

J’ai lu la série Amos Daragon pour la première fois alors que j’étais en secondaire un. La série était complètement publiée, ce qui a fait en sorte que j’ai dévoré chaque volume à la suite du précédent. Après quelques années, l’auteur a racheté les droits sur ses romans et a décidé de les rééditer lui-même. Aujourd’hui, la série est presque complète à nouveau.
En relisant ce premier tome, je me suis rappelé les souvenirs que ma première lecture m’avait donnés. Bien que j’aie acquis de la maturité avec le temps, j’ai tout de même su apprécier ce roman (mais peut-être un peu moins qu’à l’époque).
Le personnage d’Amos est doté de tous les talents, ce qui peut l’éloigner d’un adolescent réaliste. Cependant, nous ne pouvons lui en vouloir trop pour cette perfection, puisque nous restons curieux de savoir jusqu’où ces talents vont le mener dans ses aventures (et comme je les ai déjà lues, le héros a énormément de péripéties à surmonter). Le protagoniste de Béorf, quant à lui, est intéressant d’une autre manière, voire davantage. Son passé est complexe, ce qui en fait un être doté de plein de bonté et de défauts. En comparaison d’avec Amos, Béorf est plus humain.
Ce premier tome, qui est le tout début de la grande quête que doit entamer Amos Daragon pour acquérir un grand pouvoir, est suffisament intriguant pour mener à la lecture des suivants. C’est une bonne aventure qui m’a, à tout le moins, donné envie de relire la série afin de me rappeler le bonheur que j’ai déjà eu à le faire il y a quelques années.

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Un univers où tout est à découvrir

Ze-ther, tome 1, L’éveil

L'éveil Ze-ther
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Par Atriana Reeves

Résumé en quatrième de couverture :

Depuis le début des temps, des gens ont retrouvé des signes de messagers venus d’autres dimensions, des êtres descendus sur Terre pour communiquer avec les humains, les guider et les avertir de dangers imminents.
En 2037, Yordan Kenes verra sa vie bouleversée lorsque son père disparaîtra mystérieusement. Il se retrouvera malgré lui dans une quête épique, une aventure incroyable remplie d’intrigues où forces de l’Ombre et de la Lumière se confronteront.
Aidé par une société secrète appelée ZE-THER, Yordan et Kyria, une messagère du Concile de Trian, devront se battre pour réactiver le cercle de l’immortalité afin de prévenir la chute de l’humanité et la fin des mondes.
Un roman au rythme haletant où les portes du temps n’ont pas encore été scellées.

Mon appréciation :

Lorsque l’on m’a proposé de lire Ze-ther, on m’a parlé de son auteure, totalement immergée dans son univers (groupe de musique, projets de web série et de BD). J’admets que cela m’a bien intriguée.
L’intrigue du roman est très complexe. Divisée en trois trames narratives qui se chevauchent, le lecteur a un univers entier avec lequel il doit se familiariser. À ce propos, j’ai trouvé que le livre manquait d’explications. J’espère que cela va se préciser au fil de la trilogie, puisque certaines particularités de ce monde restent en partie floues dans mon esprit. Il y a bien un glossaire auquel nous sommes fréquemment renvoyés au début de la lecture, mais celui-ci n’explique les éléments qu’en surface (et le reste du livre n’approfondit pas vraiment ces éléments).
Mis à part cela, j’ai bien aimé la division du récit. Au fil de la lecture, quelques éléments peuvent se relier entre les trois narrations, qui concernent des personnages différents, mais sans plus. J’aurais aimé que les trois trames se relient à la fin du livre… je dois attendre et espérer que ce sera le cas dans la suite de la série. Mais j’appréciais beaucoup d’alterner entre les récits, qui prennent place à des époques variées.
J’ai aussi apprécié la variété des personnages. Certains n’étaient pas assez détaillés psychologiquement ou physiquement à mon goût, mais j’étais toujours intéressée quant aux péripéties qu’ils allaient affronter. Pour vous donner un exemple des descriptions manquantes, nous ne savons pas exactement l’âge de bien des protagonistes. Enzo est le seul dont l’âge est mentionnée exactement pas son année de naissance. Pour les autres, Yordan, Kyria, Aïko, …, nous ne pouvons que supposer selon les informations disséminées à travers les pages. À mon avis, ils semblent s’approcher de la début vingtaine, mais je n’en suis pas certaine.
Sur le plan de l’intrigue en soi, j’ai bien aimé. Il y a beaucoup de mystères, mais c’est ce qui nous pousse à poursuivre la lecture : on a hâte de savoir ce qu’il en est de chacun des éléments et des personnages. L’éveil n’est que le commencement de l’histoire. La fin du tome est signifiante à ce sujet. Le lecteur, à la dernière page, a la certitude qu’il n’a fait qu’un petit plongeon dans la série et que le plus gros est à venir. Je suis curieuse de découvrir ce qu’il en sera!

Merci aux éditions Lumigny pour ce volume.

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Amitiés, famille et culture : un bon mélange!

Gamer, tome 1, Nouveau port

Par Pierre-Yves Villeneuve

Résumé en quatrième de couverture :

Sur les serveurs de La ligue des mercenaires, les gamers la connaissent sous le nom de Stargrrrl, une soldate redoutable, une combattante aguerrie, une dangereuse tireuse d’élite dont il vaut mieux ne pas se retrouver dans la mire.
Derrière ce visage se cache Laurianne, une jeune fille douée en maths et adepte de course à pied, qui partage le plus clair de son temps entre l’école et l’écran de son ordinateur.
Son univers s’écroule le jour où son père lui annonce leur déménagement.
À sa nouvelle école, tout ce qu’elle souhaite, c’est passer incognito, se fondre dans le décor, tel Arno Dorian. Peu de chance que ça arrive! Malgré tous ses efforts, Laurie n’arrive pas à garder sa langue dans sa poche et réussit le tour de force de se faire à la fois adopter par la gang des geeks et se mettre à dos la clique la plus influente de l’école.
Autour d’elle, les coups les plus tordus s’enchaînent, lui faisant souhaiter de retourner près de Sam, son meilleur ami, avec qui elle ne compte plus les heures passées à jouer à la Ligue, et le seul vraiment capable de lui faire oublier tous ses malheurs.

Mon appréciation :

Un roman pour adolescents qui use, comme point de départ, du déménagement et de la nouvelle école, c’est commun. Cependant, la série Gamer fait changement en instaurant une jeune fille de quatorze ans qui adore les jeux vidéos, la course, les séries télé et les personnages de comics. Si ce ne sont pas tous les jeunes lecteurs qui percevront les références disséminées dans le livre, ce sont justement ces références culturelles qui plairont aux lecteurs adultes.
J’ai beaucoup apprécié ma lecture. Laurianne est une protagoniste qui peut rejoindre plusieurs jeunes selon ce qui est évoqué dans le récit, et ce autant les filles que les garçons. On s’attache rapidement à l’héroïne aux goûts variés. Elle peut faire penser à soi par ses questionnements adolescents (amitiés, amours, alternance loisirs et études) et à d’autres par ses goûts (jeux vidéos, grand appétit, sports, etc.). Laurie a donc la capacité de plaire à tous les lecteurs.
Le personnage du père est aussi très plaisant. Gaffeur, drôle et attentionné, il donne envie d’en avoir un semblable ou d’en connaître un ainsi. Il me semble d’ailleurs plus facile à percevoir en tant qu’ami qu’en tant que paternel.
Enfin, la trame narrative en soi est assez intéressante malgré qu’elle présente des péripéties plus classiques des romans adolescents sous forme de journal. Ce qui différencie Gamer, cependant, mis à part son personnage geek, c’est l’intensité des péripéties (dont la rivalité de Laurie avec la fille la plus populaire de sa nouvelle école). Je ne veux pas révéler trop d’éléments, mais je dirais que cette série crée du nouveau avec du déjà-vu. Le roman se lit très bien et donne envie de lire la suite (ce que je ferai très certainement).

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