Articles tagués : Tome 1

L’envol d’une série qui promet

Blackwing, tome 1, La marque du corbeau

Par Ed McDonald

Résumé en quatrième de couverture :

Sous son ciel brisé, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois des profondeurs. Au cœur de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées attendent leur heure…
Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes aguerri, il est chargé de retrouver une femme aux pouvoirs mystérieux, qui semble avoir mis au jour un inquiétant secret. Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 208, disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

Le récit, raconté avec cynisme et humour par un Ryhalt bien campé, plonge rapidement le lecteur au cœur de l’action et du danger, où les Rois des profondeurs ont dans leur armée des enfants aux pouvoirs capables de faire fondre des murailles.

La marque du corbeau, premier tome de Blackwing, ouvre la fenêtre sur un monde sombre où la magie est tantôt si puissante quelle cloue au sol, tantôt si lumineuse qu’elle éblouit.

N’hésitez pas à vous procurer la revue. Vous pourrez y lire de nombreuses autres critiques, mais aussi des œuvres originales tout à fait captivantes!

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De beaux rêves d’amour

La Sélection, tome 1

Par Kiera Cass

Résumé en quatrième de couverture 

Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.
Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras…
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Mon avis :

Je vous avoue, cela doit faire bientôt deux ans que les livres de la série complète (oui oui!) reposent sur mes tablettes. J’ai enfin fait le saut et j’ai plongé dans le premier tome, qui a très bien su me captiver jusqu’aux petites heures!
Au départ de ma lecture, j’étais incertaine. Le début à la Hunger Games ne me plaisait pas beaucoup. Les castes, le concept de sélection, etc. Mais comme le texte se lit très bien, je n’ai pas pu résister et j’ai poursuivi ma lecture.
Et je me suis sacrément bien divertie!
L’histoire n’est ni extraordinaire ni époustouflante, mais elle est intéressante. Je n’aimais pas toujours ce que faisaient les personnages d’America et de Maxon, mais cela ne m’a pas empêché de m’amuser. C’est quasi toujours du bonbon de lire des histoires d’amour et d’amitié. Et c’est pour ça que je n’ai pas reposé le livre. J’aurais très bien pu le poser, puisque je n’étais pas magnétisée avec le roman. Toutefois, je me plaisais tant dans ma lecture que j’ai préféré me coucher passé une heure du matin. Même si je travaillais le lendemain! 😛
Il y a plusieurs personnages au départ, puisqu’il y a trente-cinq candidates. C’est un peu déstabilisant. Par contre, on sent bien vite que plusieurs des filles ne sont pas pertinentes, car elles sont complètement effacées et plutôt vite éliminées.
Certains moment de la lecture sont prévisibles, autant sur les rivalités que sur le développement de la relation entre America et Maxon. Sauf que cela fait partie du plaisir de lire un tel roman. Enfin, je pense. C’est comme les films de comédies romantiques, nous savons d’avance comment les plus grandes péripéties vont se produire, et nous les écoutons quand même.
Je vais rapidement plonger dans la suite, mais peut-être moins raccourcir ma prochaine nuit de sommeil. 😛

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Du mélange de voix à la douceur de l’amitié

Whispering — Les voix du silence, tome 1

Par Yoko Fujitani

Résumé en quatrième de couverture :

Kôji est aujourd’hui un lycéen ordinaire. Mais lorsqu’il était enfant, il avait une capacité unique : celle d’entendre les pensées de tout ce qui l’entoure. Les objets, les plantes, les animaux… Mais aussi et surtout celles de ses proches. Très vite, ce don s’est en réalité révélé être une malédiction ostracisante. Ses parents eux-mêmes commençaient à craindre leur enfant, qui pouvait sans le vouloir connaître leurs pensées les plus intimes.
À l’adolescence, Kôji a perdu ce pouvoir, et il réussit désormais tant bien que mal à s’intégrer au lycée. Mais un jour, il croise la route d’un petit garçon qui, comme lui autrefois, possède ce « don ». D’abord réticent et indifférent, voire effrayé, il va finalement se prendre de sympathie pour lui et décider de l’aider. Au même moment, ses pouvoirs se réveillent à nouveau en lui…

Mon avis :

En librairie, c’est d’abord la couverture de ce manga qui a capté mon œil. Les couleurs pastels comme des promesses de douceur, le titre comme un murmure agréable. Simplement en regardant la couverture, on discerne l’une des tonalités principales du manga. Inévitablement, des moments agréables et doux ne pouvaient que se produire durant la lecture.
Au départ, lorsque l’on fait la connaissance du personnage de Kôji, j’admets que c’est un peu déstabilisant. Outre sa rencontre plus ou moins concluante avec le petit garçon, le jeune homme est présenté comme une personne qui ne pense, à peu de choses près, qu’aux filles. C’est un premier portrait que je n’ai pas particulièrement apprécié. Heureusement, les choses changent plutôt rapidement.
Kôji décide de discuter avec le jeune garçon qu’il croise et qui se trouve avoir le don qu’il avait lorsqu’il était lui-même enfant. La relation entre les deux garçons est, sincèrement, très mignonne. Ils apprennent à se connaître, et Kôji découvre que l’enfance du jeune garçon ne se déroule pas tout à fait de la même manière que lui, même s’il y a des similitudes.
L’histoire en tant que telle n’est pas si mal. J’ai bien apprécié, mais je n’en ai pas raffolé non plus. En même temps, un premier tome est si vite terminé que cela en prend réellement un deuxième pour se faire une meilleure idée.
Enfin, le seul réel bémol que je donnerais à ce livre concerne les dialogues. Parfois, il n’était pas aisé de suivre les bulles et de savoir qui parlait exactement. On finit en général par se replacer, se retrouver, mais cela reste quand même déstabilisant. J’espère que ce sera moins présent dans la suite, parce que je crois bien que je vais l’acheter bientôt. 😛

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Une visite touristique avec des loups

Les gardiens des portes, Tome 1, Abbygaelle

Par Sonia Alain

Résumé en quatrième de couverture :

Qu’est-ce qu’une légende? Un récit imaginaire sorti tout droit d’esprits fantasques, ou bien une suite d’événements qui se seraient bel et bien déroulés dans le passé?
Projetée bien malgré elle dans une réalité parallèle à la sienne, Abbygaelle aura à faire face à plusieurs phénomènes inexplicables. Oscillant constamment entre deux mondes, celui des esprits et le nôtre, elle tentera de survivre. Dans l’ombre, quelqu’un tire les ficelles pour l’amener inexorablement sur un chemin qu’elle refuse d’emprunter, vers une métamorphose contre nature.
Cet homme séduisant, Marcus, est-il un ami ou un ennemi? Pourquoi est-elle si troublée par sa présence? Et s’il n’était pas humain…

Mon avis :

Cela fait déjà quelques temps que ce livre de Sonia Alain traîne sur une tablette. Avec le temps, la série s’est retrouvée complète sans que je l’aie commencée. Désormais, c’est chose faite. J’ai lu ce premier volume, intriguée. Toutefois, je suis ressortie de ma lecture un peu perplexe.
La trame narrative n’est pas mauvaise et rappelle, en partie, les romans de la série Histoires de vampires. Deux êtres, dont un qui apparaît déjà surnaturel au départ, s’éprennent l’un de l’autre et désirent ardemment se coller, peau contre peau. Entre temps, des individus maléfiques se glissent entre les deux membres du futur couple. Là s’arrête le plus gros des ressemblances.
Et c’est un peu le reste qui dérange, malheureusement.
En plus du fait que Marcus et Abbygaelle tombent très rapidement amoureux l’un de l’autre, ce qui arrive dans de nombreux romans, j’ai trouvé que la temporalité était très peu au service du roman. Marcus ne veut pas révéler des informations sur sa personne et sur ce qu’est réellement Abbygaelle à la jeune femme, de peur de la brusquer. Toutefois, leur ennemi est très près et s’attaque régulièrement aux adjuvants. À la fin de ma lecture, je n’ai toujours par compris l’utilité de cette manœuvre, puisque cela n’a simplement donné comme résultat que le fait qu’Abbygaelle ne soit jamais préparée devant la menace qui pèse sur elle et sur ce qui est attendu d’elle. Elle m’apparaissait donc davantage vulnérable.
Cette vulnérabilité m’a beaucoup dérangée dans la mesure où l’héroïne était toujours (ou presque) en position de faiblesse et de soumission. Je comprends que cela est en partie lié à un concept de meute qui traverse le récit… Sauf que la femme apparaissait constamment comme un objet. La protagoniste résiste bien trop peu souvent. Tantôt elle est un objet de désir dans d’aguichants vêtements, tantôt elle voit ses souvenirs se faire brimer pour être maintenue dans l’ignorance, jugée trop faible pour comprendre un monde auquel elle appartient pourtant malgré elle. Cela va de Marcus qui lui fait comprendre qu’elle doit respecter ses ordres au fait qu’il est spécialement mentionné dans une scène d’ébats qu’il est en position de domination. Ce constant martèlement de l’homme viril et de la femme à sauver, qu’il faut posséder, m’a dérangée.
Mis à part cela, le roman, qui manque de profondeur dans ses personnages et dans les éléments qui constituent son univers (du côté explicatif, disons), est très bien fourni côté lieux. À mon avis, c’est ce qui m’a semblé le plus détaillé tout au long de ma lecture. Je comprends l’amusement de se projeter sur des lieux que l’on peut connaître, mais j’ai trouvé ces éléments trop présents proportionnellement au reste du récit. Je ne crois pas que tous les noms des lieux devaient nécessairement être dits pour que le lecteur puisse se les figurer et apprécier sa lecture. De même qu’il n’était pas nécessaire de les détailler longuement… alors que les affrontements étaient plutôt courts.
Enfin, la conclusion, très rapide, m’a un peu déçue. À tout le moins, la narration fait une ouverture sur le deuxième tome de la série et reprend un peu le tir en attisant la curiosité. Seulement, je ne sais pas exactement quand je vais me décider à ouvrir le prochain livre. Ça viendra, mais je crains de retrouver les mêmes choses qui m’ont fait tiquer dans cette lecture-ci.

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Émotivité enclenchée pour la suite

A silent voice, tome 1

Par Yoshitoki Oima

Résumé en quatrième de couverture :

Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.
Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.
Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable…

Mon avis : 

Ce manga avait capté mon intérêt il y a quelques temps déjà. Puis, j’ai vu qu’il était maintenant possible de l’acheter en intégralité avec un joli boîtier. Je l’ai donc ajouté dans ma liste de souhait. Finalement, il y a quelques semaines, une promotion des deux premiers tomes m’a fait flancher. Et nous y voilà, sitôt ce premier tome lu, je ne peux que poursuivre et me procurer toute la série. C’est assurément ce que je fais de mes prochaines journées. 😉
Ainsi, il va de soi que j’ai pris beaucoup de plaisir durant ma lecture. Le sujet, comme l’indique la quatrième de couverture, n’est pas nécessairement aisé et joyeux. Il n’empêche que je n’ai pas pu déposer le manga avant de l’avoir entièrement terminé.
L’histoire prend le point de vue du jeune garçon, bourreau. Nous n’avons pas accès à l’intériorité de Shoko, ce qui est à la fois dommage et intéressant. Je m’explique. J’aurais énormément apprécié pouvoir la comprendre, connaître ses émotions et ses pensées. Toutefois, comme je n’y avais pas accès, je me devais de me les figurer, de les imaginer en fonction des expressions faciales de la jeune fille. J’étais témoin. Je ne pouvais rien faire d’autre que de lire la suite. J’ai trouvé cette approche très intéressante. Difficile, mais indéniablement intéressante. Et prometteuse pour la suite.
Aussi, lorsque l’on commence le livre, nous nous retrouvons dans un temps qui se déroule après les persécutions du jeune garçon envers sa camarade de classe. Vient ensuite une grosse analepse où nous assistons à l’arrivée de Shoko dans la classe, à ses difficultés et à l’intimidation dont elle est victime. À la fin du manga, nous retrouvons la temporalité des premières pages : Shoya tente de parler à nouveau à la malentendante, quelques années plus tard. Le récit s’arrête là. On veut la suite, on veut découvrir comment il arrivera à nouer des liens avec elle, et ce qui justifie sa décision. Et c’est pourquoi je m’arrête ici pour plonger de ce pas dans le deuxième volume de la série (complète en sept tomes).
On se revoit quand j’aurai terminé ma lecture! 😉

Voici la bande-annonce du film :

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J’ai faim de la suite

Blitz, tome 1, Black-out

Black-out
Acheter le livre

Par Connie Willis

Résumé en quatrième de couverture :

En 2060, l’histoire n’a plus rien d’une discipline poussiéreuse. Grâce à la maîtrise du voyage dans le temps, les chercheurs de l’université d’Oxford se rendent fréquemment dans le passé, au plus près des événements qu’ils étudient — la guerre de Sécession, l’attaque de Pearl Harbor, les attentats du World Trade Center… — pour collecter des données toujours plus précises. Mais à trop vouloir s’approcher du feu de l’action, on finit par s’y brûler. C’est ce qu’apprendront à leurs dépens les jeunes historiens envoyés au coeur de l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. Car à Londres, en 1940, les bombes nazies n’ont plus rien d’une abstraction…

Mon avis :

En lisant la quatrième de couverture de Black-out, je savais déjà que le récit allait me plaire. En commençant ma lecture, je suis tombée sous le charme, malgré les nombreux personnages présentés presque d’un coup. À la fin de ma lecture, j’étais un peu fâchée, l’histoire était coupé en plein milieu : je suis vite aller acheter la suite, All clear.
Le style d’écriture de Connie Willis est fluide. Les descriptions servent très bien le texte et permettent aisément de se mettre dans l’ambiance de l’époque visitée par les protagonistes, celle de la Seconde Guerre mondiale. Peu importe les connaissances du lecteur, donc, il est facile de comprendre le déroulement des événements narrés dans le livre, bien que l’époque ait été fort difficile.
J’ai beaucoup aimé l’idée de raconter la Seconde Guerre de l’intérieur, alors qu’elle est terminée dans le temps de la narration. Les protagonistes sont des historiens voyageurs qui reculent dans le temps afin d’étudier la période ciblée dans le but de pallier aux manquements des manuels d’histoire. Je trouve très intéressant cette idée de vouloir trouver la vérité derrière toutes les facettes d’un conflit aussi grand et sombre. Il s’agit vraiment d’une quête de vérité, et cette volonté des personnages m’a beaucoup plu. Ce qui est intéressant, aussi, c’est que ces chercheurs historiens ne peuvent/veulent (je ne prends pas de chance au cas où cela change dans la suite) pas modifier le passé qu’ils visitent. Cela génère beaucoup de craintes chez les héros quand les événements virent vers des sentiers dangereux, mais cela permet de coller aux réels faits historiques et de ne pas porter atteinte au sérieux qu’ils représentent.
Sinon, petite fantaisie de ma part, j’ai beaucoup aimé les implants électroniques que pouvaient avoir les personnages. Ces implants leur permettent d’assimiler en un seul instant une foule d’informations (les langues et les jargons, les adresses, les heures exactes des bombardements, etc.) et même de modifier leur voix lorsqu’ils en ont besoin afin d’avoir l’accent requis pour leur mission.
Enfin, j’ai tout particulièrement aimé lorsque les choses se sont mises à déraper. Je ne veux pas trop dévoiler d’informations, mais il s’avère que les personnages vivent un gros stress et sont menacés par les dangers de la guerre. Lorsqu’ils partent en mission dans le passé, il est hors de question qu’ils rencontrent des dangers. Sauf que, bien entendu, c’est ce qui se produit. Moi, cela m’a happée. Tellement que je me suis fait avoir par la fin du roman, une fin qui n’en est pas une. Parce que Black-out, c’est la première partie de Blitz. L’histoire est donc coupée en plein dans le feu de l’action, alors que le danger se fait de plus en plus présent. Ce n’est plus un choix : il faut lire la suite. Le plus tôt possible.

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Larsson ne me rejoint pas

Millénium, tome 1, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Par Stieg Larsson

Résumé en quatrième de couverture :

Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l’industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans : sur l’île abritant l’imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu’elle a été assassinée.
Si ce n’est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l’informatique, c’est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s’imposer comme le meilleur atout du journaliste pour élucider l’affaire.
L’intolérance, l’hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain — aux niveaux politique, économique, social, familial — sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.

Mon avis :

Je dois avouer que je ne pensais pas lire un jour Millénium, et ce, malgré le fait qu’on m’en ait beaucoup parlé. Maintenant que j’ai lu le premier tome, dans le cadre d’un cours, j’ai officiellement décidé que je ne lirai pas la suite. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas pour moi.
D’abord, le roman commence lentement. Ce n’est pas inintéressant, puisque cela met en place un paysage politique. Toutefois, cela ne revient presque pas dans le reste du livre, ce qui rend ces informations superflues à la lecture. À mon avis, cela ne sert pas véritablement l’histoire.
L’enquête comme telle qui guide le roman est intéressante. Par contre, elle n’est pas très haletante. Les premiers indices donnés causent beaucoup de questionnements aux personnages, mais aucune action ou aucune piste n’apparaît avant un bon moment. J’étais déçue. Je préfère les romans d’enquête où le lecteur possède suffisamment de données pour tenter de résoudre lui-même, de son côté, l’enquête. Je n’ai pas trouvé ça dans Les hommes qui n’aimaient pas les femmes.
Dans le même ordre d’idées, la conclusion de l’enquête ne m’a pas trop fait d’effet. La résolution même de l’énigme, soit de savoir ce qui est arrivé à Harriet, se devine. Je n’ai donc pas été étonnée lorsque cela a été révélé. Je n’avais cependant pas deviné les motivations derrière ce qui est arrivé à la jeune femme. J’y ai ainsi trouvé un certain intérêt, bien que moins grand que je l’aurais espéré.
Le roman présente quelques scènes que j’ai trouvé difficiles à lire. Pas dans le sens qu’elles n’étaient pas lisibles, non. Plutôt dans le sens où j’éprouvais un malaise lié à un voyeurisme malsain lorsque je les lisais. Le titre du tome donne une petite idée du contenu de ces scènes. On y découvre des hommes qui abusent des femmes. C’est peut-être parce que je suis une femme ou peut-être parce que je sais que je serais incapable de me défendre dans de telles situations, mais je trouvais difficile de lire les scènes d’abus.
Enfin, j’ai bien aimé la relation entre Lisbeth et Mikael. Les deux personnages sont complémentaires, puisqu’ils s’opposent en plusieurs points. Cela rend les choses intéressantes, dans la mesure où le contact entre les deux est complexe. Je me plaisais beaucoup à observer leurs échanges. J’avais envie de souhaiter que leur relation, quelle qu’elle soit, se déroule bien en tout point.
Dans l’ensemble, néanmoins, je n’ai pas apprécié mon expérience de lecture. Le livre n’est pas mauvais, mais il n’est pas pour moi. Je ne lirai pas les autres tomes, même si je connais plusieurs personnes qui les dévorent avec plaisir.

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Du noir et blanc qui percutent

Persepolis (Intégrale)

Par Marjane Satrapi

Résumé de l’éditeur :

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde.
Traversant avec elle révolutions, guerre, deuil, exil, mais aussi apprentissage de la vie, puberté, premières amours, nous la suivrons jusqu’à son départ définitif pour la France en 1994.

Mon appréciation :

J’ai beaucoup entendu parler de Persepolis, autant le film que la bande dessinée, depuis le cégep. J’étais donc heureuse d’avoir enfin eu l’occasion de lire cette histoire. Ne connaissant pas le contexte historique de Téhéran et craignant de ne pas aimer la sobriété du dessin de Satrapi, j’avais un peu peur de ne pas apprécier cette œuvre à sa juste valeur.
Il s’avère que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.
Je me suis retrouvée à tourner les pages, toujours avide de découvrir la suite des choses qui allaient arriver au personnage de Marjane. J’aimais tout particulièrement l’idée du passage du temps, puisque nous la suivons sur plusieurs années. Marjane passe de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, avec tout ce que cela implique comme découvertes et apprentissages de soi. Sauf que pour elle, un contexte très politique s’ajoute au tableau. L’histoire de l’héroïne était donc très intéressante, mais aussi la source de nombreux questionnements de ma part. Je m’interrogeais à la fois sur le côté historique du conflit vécu par Marjane Satrapi, mais aussi sur les répercussions sociales de tels événements sur les protagonistes. Parce que Marjane n’est pas la seule personne à être affectée. Ses proches sont tous touchés, à des degrés variés. Et c’était très intéressant visuellement.
Mais ce que j’ai le plus aimé, finalement, c’est le côté graphique de l’œuvre. Le noir et blanc sert très bien la bande dessinée. Les images heureuses le deviennent davantage avec les parts de blanc qui illuminent les cases. Celles qui sont plus difficiles, plus éprouvantes et horribles, quant à elles, s’assombrissent de noir. S’ajoutent à cela tous les contrastes utilisés afin de mettre en évidence les images les plus fortes : des dizaines de gens qui hurlent devant l’horreur, des gens qui chutent sous les balles des fusils qui servent à les faire taire, des corps qui s’empilent sous terre et sous les pas de Marjane,…
J’ai beaucoup aimé Persepolis. Maintenant, j’ai très envie de lire les autres travaux de son autrice, mais aussi de visionner l’adaptation cinématographique. Je n’ai fait que découvrir Marjane Satrapi, et j’espère approfondir ma découverte.

Voici la bande-annonce du film :

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J’ai enfin commencé à lire Harry Potter…

Harry Potter, tome 1, À l’école des sorciers

Par J. K. Rowling

Résumé en quatrième de couverture :

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l’attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom?

Mon avis :

Croyez-le ou non, je n’avais jamais lu un seul tome de cette série culte jusqu’à ce jour! Sa popularité, lorsque j’étais plus jeune, ne m’intéressait pas. Si je l’ai lu aujourd’hui, c’est parce que je devrai lire bientôt le sixième tome pour un cours sur les best-sellers.
J’ai eu du mal à embarquer dans l’histoire lors de ma lecture des premiers chapitres. Puis, à mesure que je lisais, je reconnaissais des choses que j’avais vues il y a longtemps dans l’adaptation cinématographique ou dans le jeu vidéo sous forme de Lego auquel j’ai déjà joué. J’ai donc surtout pris plaisir à découvrir l’origine de ces adaptations.
Ce premier tome, écrit pour des enfants de dix ans et plus, se lit très facilement. Certains événements se passent assez rapidement, probablement en raison du public cible. Une année scolaire complète s’écoule en quelques 360 pages, ce qui fait que les péripéties s’enchaînent les unes derrière les autres. Le lecteur ne peut donc pas s’ennuyer durant sa lecture. Ça n’est pas mauvais du tout comme idée, mais j’ai eu l’impression que le récit se déroulait en quelques semaines à peine et que cette suite d’actions donnait l’impression que tout arrivait à Harry, ce qui était plus ou moins crédible. L’épaisseur des tomes suivants me laisse présager qu’ils jouent sur la durée ou qu’ils accumulent les péripéties (à cela, j’imagine que nombreux sont ceux qui peuvent me répondre).
Sur le plan des personnages, il faut dire qu’ils sont plutôt attachants. Nous nous mettons rapidement à les apprécier. Harry et Ron d’abord, puis Hermione et Neville. Et même Rogue lorsque nous connaissons ses véritables motivations. Leurs personnalités et le cadre scolaire qui les entoure est sans doute ce qui contribue à fidéliser les lecteurs, qui peuvent se reconnaître ou reconnaître leurs proches en eux.
Je dois donc admettre que j’ai tout de même passé une agréable lecture malgré mes appréhensions. Avec tout ce qui s’est dit sur cette série et connaissant nombre de personnes qui en sont fans, j’avais certaines attentes. Je n’ai pas été trop déçue, mais je n’ai pas non plus été émerveillée.
J’imagine que je vais devoir lire et étudier les autres afin de forger mon opinion sur cette série phénomène qui ne cesse de trouver de nouveaux adeptes en librairie (la série complète se faisait offrir en cadeau durant les Fêtes, là où je travaille).

Voici la bande-annonce du film :

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Une oeuvre poignante, renversante, inoubliable!

Maus (Intégrale)

Par Art Spiegelman

Résumé de la jaquette :

Qu’y-a-t-il de commun entre une bande dessinée et la Shoah? « Zakhor »! souviens-toi, en hébreu. Cette injonction apparaît quelques 169 fois dans le texte biblique, comme si les sages réunis à Yavné, vers la fin du premier siècle, pour compiler les textes et les chroniques qui allaient composer le Livre des livres, avaient pressenti le rôle primordial dévolu à la mémoire dans le destin d’un peuple appelé à la dispersion et à l’exil.
Art Spiegelman est le fils d’un des survivants des ghettos polonais. Né à Stockholm en 1948, il vit à New York et dessine des B.D.
Maus, son livre, est l’histoire d’une souris dont le chat a décidé d’avoir la peau. La souris est le juif, le chat le nazi. Le destin de Maus est de fuir, de fuir sans espoir l’obsession du chat qui lui donne la chasse et lui trace le chemin de la chambre à gaz.
Mais Maus est également le récit d’une autre traque, celle d’un père par son fils pour lui arracher l’histoire de sa vie de juif entre 1939 et 1945 et en nourrir sa propre mémoire, se conformant ainsi à l’obligation de se souvenir.
De transmettre aussi. Et avec quelle énergie! Car de la rencontre peu naturelle de la B.D. et de la Shoah naît un choc. Le choc d’une forme réputée mineure pour un événement majeur.
Tout comme Woody Allen a su, avec ses images en noir et blanc, nous désintoxiquer du cinéma pour mieux nous le faire voir, Art Spiegelman parvient à effacer de notre souvenir les récits un peu fatigués de la Shoah pour leur substituer un montage neuf, contemporain et fort. D’où la réussite de Maus, cette oeuvre de la première génération « d’après ». Grâce à l’art de Spiegelman le destin de Maus ne cessera de nous hanter.
Marek Halter

Mon avis :

Maus est une bande dessinée qui a de quoi renverser complètement son lecteur. Longtemps j’ai entendu des gens mentionner ce roman graphique hautement reconnu dans le milieu. Lorsque j’ai pu enfin sauter sur l’occasion de me le procurer et de le lire, j’appréhendais ma lecture.
Au départ, j’étais réticente quant aux traits du dessin. Art Spiegelman utilise une ligne tout à fait particulière pour représenter le récit qu’il raconte. Si je pensais avoir du mal à m’adapter à cette esthétique, cela n’a pas duré. Quelques pages à peine plus tard, j’ai senti le plein potentiel de ce choix graphique. Le trait du bédéiste suggère l’émotion. Dans les scènes les plus fortes du récit, ce n’étaient pas les images ni le texte qui m’atteignaient personnellement, mais plutôt l’addition des deux au tracé. Cela m’a happée, et je me suis alors retrouvée prise à ne plus pouvoir quitter cette histoire pleine d’horreurs.
La manière dont le récit de Vladek, le père d’Art Spiegelman, est amené est aussi tout à fait intéressante. Il y a une double dynamique entre les moments où le survivant raconte son passé à son garçon devenu adulte (temps présent) et les moments où le passé de Vladek est représenté (temps passé). Aux difficultés éprouvées par Vladek durant l’Holocauste s’ajoutent les problèmes de communication avec son père et leur relation problématique. En somme, il y a de quoi pleinement s’attacher à cette petite famille pleine des douleurs du passé.
Maus est une œuvre qui permet de bien représenter l’horreur de la Seconde Guerre mondiale du point de vue des opprimés. Ce n’est pas pour rien qu’elle est souvent étudiée dans les programmes scolaires. La bande dessinée remplie sa mission : son lecteur ne peut que se souvenir de cette oeuvre et du contexte duquel elle provient.
Quant à moi, j’ai été prise par ce récit bouleversant. Mon cœur et ma tête ont été atteints, je ne pourrai oublier cette bande dessinée. J’ai eu un coup de cœur pour Maus, dont la qualité m’a menée vers de nombreuses pistes de réflexion sur l’Histoire et l’Humain.
Désormais, j’ai envie de lire Métamaus dans le but de comprendre tous les rouages derrière la création de cette bande dessinée. Je vais laisser mes émotions décanter un peu avant, toutefois.

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