Articles tagués : Tome 2

Une fraction de douceur

Whispering — Les voix du silence, tome 2

Par Yoko Fujitani

Résumé en quatrième de couverture :

Depuis sa rencontre avec Daichi, Kôji envisage son quotidien d’un œil nouveau. Assumant désormais son pouvoir pour ce qu’il est, le lycéen veille avec bienveillance sur le petit garçon. Mais sa confrontation avec le père de ce dernier pourrait bien le surprendre… Pendant ce temps, dans l’ombre, un mystérieux individu semble s’intéresser aux capacités surnaturelles dont Daichi et lui font preuve. L’adolescent sera-t-il capable d’affronter les chamboulements que lui réserve encore le quotidien?

Mon avis :

J’étais plutôt intriguée lorsqu’est venu le temps de plonger dans ce deuxième tome de Whispering. Le premier m’avait plu et je me demandais si j’allais autant (et peut-être plus) aimer celui-ci.
Il s’avère, je crois, qu’il y a tellement de douceur et peu d’action au fil des pages que je ne peux être totalement captivée par le récit. Je me suis beaucoup plu à le lire, c’est vrai. Et puis, il faut dire que c’est un manga qui se dévore très rapidement. Toutefois, il manquait quelque chose pour que je sois pleinement scotchée au livre. L’ambiance est tellement douce qu’il n’y a aucune adrénaline à avoir, aucun stress quant à ce qui peut arriver aux personnages, très peu d’angoisse et d’inquiétude.
Le récit est très doux, et c’est agréable à lire. Les relations entre les personnages sont vraiment intéressantes et donnent envie qu’elles soient approfondies. Nous avons donc envie de savoir la suite afin de voir comment chaque relation évolue. Sincèrement, chaque personnage donne envie d’apprendre à le connaître. Même le chien Gonta! D’autant plus qu’il est possible de savoir exactement ce qu’il pense grâce aux deux « camarades de pouvoir ». J’aimerais posséder ce pouvoir pour communiquer avec mon chien. 😉
Ce que j’ai moins aimé n’est pas nouveau. En fait, ce sont des éléments qui étaient déjà présents dans le premier tome. D’abord, l’attitude de Kôji envers les filles. C’est un peu comique, je l’admets. Sauf que je trouve que ça contraste beaucoup avec l’ambiance générale du manga. Il devient gaga dès qu’il y a une joli fille. Et il se retient lorsqu’il est question de la mère du petit Daichi même si le père de celui-ci lui lance des piques pour tenter de lui faire dire les mauvaises choses. Sinon, ce qui m’a déplu concerne les dialogues, encore une fois. En général, j’arrivais très bien à savoir qui parlait. Mais j’avoue que je me suis perdue un peu pour quelques cases. Démêler les paroles n’était pas nécessairement très important, mais je trouve ça plus intéressant et plus agréable de savoir qui dit quoi.
Dans l’ensemble, j’ai donc passé un agréable moment de détente, même si je l’ai trouvé un peu court et imparfait. Je crois qu’il va falloir que je tente de ralentir ma vitesse de lecture lorsque je lis des mangas afin de pouvoir mieux les savourer. 😛

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Des personnages attachants qui agissent comme un aimant

La Sélection, tome 2, L’Élite

Par Kiera Cass

Résumé en quatrième de couverture :

La Sélection de trente-cinq candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de six prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illeá, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.
Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l’amour qu’elle éprouve depuis l’enfance pour Aspen, garde royal qu’elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales…
Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie…

Mon avis :

Après avoir lu le premier tome, je n’ai pas pu m’empêcher de plonger dans le suivant. Tout comme le précédent, ce roman se lit très facilement et se dévore en l’espace de peu de temps. Malheur à moi, je n’ai pas su résister et j’ai encore réduit une nuit de sommeil pour terminer ce livre. J’espère que ça ne paraît pas trop quand je suis au travail! 😛
Comme d’autres critiques de blogues l’ont mentionné, l’ambiance du livre est très près de celle de Royales. Cela ne me dérange pas du tout, puisque ce que je veux en ouvrant La Sélection, c’est trouver un peu d’amour et d’amitié.
Dans ce deuxième volume, il y a enfin moins de personnages inconnus. Comme les candidates sont moins nombreuses, nous apprenons à mieux connaître chaque protagoniste. J’ai trouvé ça plus agréable et cela m’a permis de mieux me familiariser avec chacun des personnages.
Parlant de personnages, je dirais que c’est ce qu’il y a de mieux dans le roman. Ce sont eux qui importent, que ce soient le Roi, le Prince, America ou les autres. Très vite, nous nous lions de sympathie avec la Reine, qui a vécu une histoire semblable à celle d’America et qui est à même de pouvoir comprendre son parcours. (Je dis nous, mais je parle surtout de moi, vous l’aurez compris.) Le Roi, lui, nous nous mettons rapidement à ne pas l’aimer. Il est sévère et cache de nombreuses choses. J’ai hâte de voir comment il agira avec America dans le troisième tome.
Concernant le Prince Maxon, mon avis ne cesse de diverger. Tantôt, son romantisme me fait fondre; tantôt, ses écarts de conduite me rendent jalouse pour America. Aspen, l’amant d’America, me rend encore plus mêlée. S’il est attentionné, ses décisions hâtives me font douter de ses réels sentiments. Enfin, je m’attache beaucoup à America, entre autres parce qu’elle est la narratrice, mais aussi parce que sa personnalité me rejoint par moments.
Je vous laisse ici, car je vais désormais plonger dans le troisième tome afin de découvrir tout ce qui va arriver à ces personnages que j’aime et que je déteste en alternance. 😉

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Le commencement de petits quelques choses

A silent voice, tome 2

Par Yoshitoki Oima

Résumé en quatrième de couverture :

Pour Shoya, devenu le nouveau souffre-douleur de sa classe, rien ne change après le départ de Shoko. Pire, le jeune garçon se rend compte qu’elle faisait preuve de gentillesse à son égard et se sent d’autant plus coupable! Mis à l’écart pendant toute sa scolarité, il ne parvient plus à se lier aux autres. Il se coupe du monde et finit par perdre toute envie de vivre.
Mais l’adolescent n’a jamais oublié la jeune sourde. Il prend donc la résolution de la retrouver pour lui présenter ses excuses avant de mettre fin à ses jours…

Mon avis :

Comme je l’ai mentionné dans mon avis sur le premier tome, je n’ai pas pu m’empêcher de plonger au plus vite dans cette suite de la série A silent voice. J’ai à la fois apprécié et été déçue. Je m’explique. J’ai bien aimé le récit, qui soulève des sujets importants. J’ai dévoré ce deuxième manga, et là est tout le problème : ça s’est passé trop rapidement. Et je dois attendre un petit peu avant d’avoir la suite (et, à ce moment, lire tout le reste d’un seul coup, j’imagine bien).
Le livre se lit donc très rapidement. Et l’action s’étale sur peu de journées. J’ai trouvé que ma lecture s’est passée trop vite. J’aurais aimé qu’il y ait quelques approfondissements, parfois, sur le quotidien des jeunes, sur leurs pensées aussi. Ça n’était pas mauvais, non, loin de là. J’ai simplement trouvé ça court. Et ce sentiment est certainement accentué parce que je ne peux me plonger immédiatement dans la suite. Je n’ai donc pas eu l’impression qu’il se passait beaucoup de choses, même si la relation entre les deux personnages principaux a évolué et que d’autres éléments se sont imbriqués au récit en parallèle.
Par exemple, j’ai bien apprécié l’amitié soudaine de Shoya avec un garçon de sa classe. C’était un peu malgré lui, mais je trouvais intéressant de voir Shoya développer une autre relation avec un jeune de son âge. Une relation qui ne démarre qu’en simplicité.
Aussi, je trouvais amusant, cela va de soi, les agissements de la sœur de Shoko. J’aurais aimé que le jeu dure plus longtemps. Toutefois, c’était divertissant et cela expliquait, malgré tout, beaucoup de choses. La jeune sœur qui fait sa tough pour protéger la plus vieille, malentendante.  C’est un bon filon!
Dans l’ensemble, donc, j’ai vraiment apprécié ma lecture. Mais elle était trop courte! 😛

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Coup de cœur pour Blitz : la suite

Blitz, tome 2, All clear

Par Connie Willis

Résumé en quatrième de couverture :

Comme des milliers de Londoniens, Polly, Michael et Merope se retrouvent pris sous les bombes ennemies qui s’abattent sans relâche sur la capitale britannique en ce mois de décembre 1940. Pour ces historiens du XXIe siècle venus étudier le Blitz, la nécessité de survivre a désormais pris le pas sur la recherche : il leur faut à tout prix découvrir le moyen de regagner leur époque. Mais leur marge de manœuvre est étroite, car chaque action peut modifier le cours de la guerre et réécrire l’histoire des siècles à venir…

Mon avis :

Wow.
J’ai lu All clear avec énormément de plaisir… et aussi un peu de frustration, mais c’était très bon signe à chaque fois.
Le roman prend place directement après le premier. Il faut lire les deux d’un coup ou de façon très rapprochée, parce qu’ils forment ensemble un tout, une seule grosse aventure. Ainsi, dès lors que nous avons été happés par le premier volume, nous tombons directement dans le deuxième, déjà captivés. Dès les premières lignes de All clear, je désirais ardemment savoir ce qu’il adviendrait des jeunes historiens coincés à l’époque du Blitz.
J’ai bien aimé les théories des personnages sur ce que leur présence dans le passé pouvait impliquer. Ils s’interrogeaient beaucoup à savoir s’ils modifiaient le continuum ou non, et si c’était le cas, s’ils l’affectaient en mal ou en bien. Est-ce que, par leur présence durant la Seconde Guerre, Hitler gagnerait finalement la guerre? Lorsqu’une dernière théorie est mise de l’avant par le personnage de Polly, avec de nombreuses observations sur les actions de chacun des historiens à l’appui, j’admets avoir beaucoup aimé l’idée. Cela amène beaucoup de réflexions sur les voyages temporels et sur la construction même du temps, et c’était vraiment intéressant. Pour ma part, cela m’a donné envie de lire davantage sur le sujet.
J’ai dit que le roman m’avait causé quelques frustrations, mais que c’était positif. En fait, en tentant de ne rien dévoiler de trop important, disons que les fins des chapitres terminaient souvent sur des révélations, des questionnements ou des dangers à venir. Tantôt nous apprenons une information qui permet aux protagonistes d’aller de l’avant, mais nous sommes coupés par un ou quelques autres chapitres. Ou tantôt nous sommes laissés en suspens avec une question, qui ne sera répondue que lorsque nous retrouverons le personnage concerné un peu plus loin. Ou bien le chapitre termine alors qu’un protagoniste est en très grand danger, que l’on craint qu’il soit blessé ou pire encore. À ce sujet, mon cœur s’est serré à deux reprises (et les scènes avant et après étaient, à mon avis, fabuleusement écrites).
La fin du récit, quant à elle, reste plutôt particulière. Ce n’est pas que je n’ai pas apprécié, non. Toutefois, elle laisse quelques questions en suspens qui tournent et tournent dans l’esprit des lecteurs. Oui, je dis bien « lecteurs », car en consultant quelques sites internet, j’ai observé les mêmes interrogations chez les autres admirateurs de Blitz. Tous en viennent à la conclusion que les mystères qui restent lorsque le livre est fermé étaient voulus par Connie Willis. Tous sont d’avis que c’est alors aux lecteurs de spéculer sur différentes théories qui ont guidé ou qui relient les personnages. Et je suis bien contente de ne pas avoir été la seule à m’interroger à savoir si j’avais manqué une information quelconque durant ma lecture. 😛
Vraiment, j’ai bien aimé lire Black-out et All clear. L’écriture et la construction du récit étaient idéales pour que je sois totalement ancrée dans l’univers dépeint. Cela m’a donné la nette envie de lire tous les autres livres de l’auteure. C’est assurément un projet à venir. 😉

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Perplexe, mais tout de même curieuse

Ze-ther, tome 2, Le jour du dépassement 

Par Atriana Reeves

Résumé en quatrième de couverture :

Et si vous étiez un ZE-THER en mode dormance? Si tous les hasards, coïncidences, répétitions de chiffres, objets inusités, plumes trouvées sur votre route, cette musique qui vous appelle n’étaient que des codes de réveil, que des appels à vous éveiller?
Si ce que nous voyons de nos yeux n’était pas la réalité? Que ce qu’on nous a appris à propos de l’histoire de l’humanité n’était qu’un tissu de mensonges? Que ce que nous croyons être des souvenirs nous aurait plutôt été implanté pour mieux nous contrôler, pour nous inciter à consommer, à posséder plus, à entretenir un confort illusoire et nous empêcher de nous questionner sur le voile et sur notre réelle existence?
Et si le plan de l’adversaire était de nous mener à notre autodestruction, vers le jour du dépassement, où la Terre serait devenue stérile, invivable? Ce jour où la Terre aurait tout donné à l’hommerie et ses démons. Ce moment-là, ceux qui savent depuis trop longtemps domineront la planète et verront leur race émerger au grand jour.
Ce jour où ce combat entre la dualité, le bien et le mal, qui persistait depuis que le monde était monde devait finir une fois pour toutes.
2037, Station de Golly. Aïko est anéantie. Yordan, celui qui était pressenti pour réactiver la Gouve, le berceau de naissance des âmes, et rétablir l’équilibre sur Terre, est mort dans ses bras. La chef intérimaire des ZE-THER s’apprête à commettre l’irréparable et enfreindre les lois du Concile de Trian. Il lui fait lever le voile de l’oubli.
La réalité ne serait-elle que fiction?

Mon avis :

J’ai malheureusement eu du mal à entrer dans ce deuxième tome de la série Ze-ther. Cela s’explique d’abord par le fait que le roman commence immédiatement après que le premier soit terminé, sans aucuns éléments de résumé de disséminés à travers le récit. Ainsi, dès lors que l’histoire n’est plus fraîche à notre mémoire, les premiers chapitres se perdent dans notre besoin de reconnecter avec l’univers. Ce genre de série gagne à être lue d’un seul coup, comme un seul et même grand roman. Je conseille donc une relecture du premier volume avant de plonger dans celui-ci.
Ceci découle peut-être du fait que ma lecture du tome précédent était un peu loin dans ma mémoire, mais j’ai trouvé que le livre était moins approfondi, moins abouti. Il se passe beaucoup de choses, ce qui est intéressant. Toutefois, j’aurais aimé qu’elles soient développées davantage afin que je m’imprègne de l’univers et de son ambiance. J’aurais aimé mieux le comprendre, lui, ses personnages et ses technologies.
Pour continuer sur cette même lancée, et cela me semble directement relié à ce que je viens de mentionner, j’ai trouvé les personnages plutôt caricaturaux. Ils manquaient, oui, de profondeur. Ou lorsque la narration semblait développer sur le sujet, cela restait en surface et plutôt commun. J’aime quand je peux m’attacher aux personnages et, pour cela, il m’en faut plus. Et que cela soit moins superficiel. Les personnages « gentils » qui ont de la substance ne sont jamais parfaits, ils ont des défauts. C’est ce que je voudrais retrouver dans la suite.
Toutefois, j’ai apprécié que la narration multiple revienne dans ce volume. En lisant, nous sentons qu’il y a de plus en plus de liens entre les différents protagonistes de ces narrations. J’ai hâte de découvrir comment ils se rejoindront tous (en supposant que cela arrive, car ce n’est pas toujours le cas).
Enfin, la fin du livre, avec le dernier chapitre, amène le récit à la réalité du lecteur. Cela m’a intriguée. Je suis curieuse de découvrir où l’auteure veut en venir avec ce dernier chapitre. Je crois que je vais devoir patienter pour cela!

Merci aux éditions Lumigny pour ce livre.

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Du noir et blanc qui percutent

Persepolis (Intégrale)

Par Marjane Satrapi

Résumé de l’éditeur :

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde.
Traversant avec elle révolutions, guerre, deuil, exil, mais aussi apprentissage de la vie, puberté, premières amours, nous la suivrons jusqu’à son départ définitif pour la France en 1994.

Mon appréciation :

J’ai beaucoup entendu parler de Persepolis, autant le film que la bande dessinée, depuis le cégep. J’étais donc heureuse d’avoir enfin eu l’occasion de lire cette histoire. Ne connaissant pas le contexte historique de Téhéran et craignant de ne pas aimer la sobriété du dessin de Satrapi, j’avais un peu peur de ne pas apprécier cette œuvre à sa juste valeur.
Il s’avère que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.
Je me suis retrouvée à tourner les pages, toujours avide de découvrir la suite des choses qui allaient arriver au personnage de Marjane. J’aimais tout particulièrement l’idée du passage du temps, puisque nous la suivons sur plusieurs années. Marjane passe de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte, avec tout ce que cela implique comme découvertes et apprentissages de soi. Sauf que pour elle, un contexte très politique s’ajoute au tableau. L’histoire de l’héroïne était donc très intéressante, mais aussi la source de nombreux questionnements de ma part. Je m’interrogeais à la fois sur le côté historique du conflit vécu par Marjane Satrapi, mais aussi sur les répercussions sociales de tels événements sur les protagonistes. Parce que Marjane n’est pas la seule personne à être affectée. Ses proches sont tous touchés, à des degrés variés. Et c’était très intéressant visuellement.
Mais ce que j’ai le plus aimé, finalement, c’est le côté graphique de l’œuvre. Le noir et blanc sert très bien la bande dessinée. Les images heureuses le deviennent davantage avec les parts de blanc qui illuminent les cases. Celles qui sont plus difficiles, plus éprouvantes et horribles, quant à elles, s’assombrissent de noir. S’ajoutent à cela tous les contrastes utilisés afin de mettre en évidence les images les plus fortes : des dizaines de gens qui hurlent devant l’horreur, des gens qui chutent sous les balles des fusils qui servent à les faire taire, des corps qui s’empilent sous terre et sous les pas de Marjane,…
J’ai beaucoup aimé Persepolis. Maintenant, j’ai très envie de lire les autres travaux de son autrice, mais aussi de visionner l’adaptation cinématographique. Je n’ai fait que découvrir Marjane Satrapi, et j’espère approfondir ma découverte.

Voici la bande-annonce du film :

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L’intérêt de Harry Potter commence lentement à se faire sentir

Harry Potter, tome 2, Et la Chambre des Secrets

Par J. K. Rowling

Résumé en quatrième de couverture :

Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry Potter trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets? Un livre magique pour sorciers confirmés.

Mon avis :

La lecture de ce second tome m’a davantage plu que celle du précédent. L’histoire me semblait mieux écrite et moins enfantine, ce qui a rendu ma lecture plus agréable. Le récit s’attarde davantage sur les événements et donne moins l’impression d’une succession ininterrompue d’actions visant toujours le jeune Harry Potter. J’ai bien apprécié ce changement.
J’ai aussi aimé l’énigme que Harry et ses amis avaient à résoudre afin de découvrir le mystère de la Chambre des secrets. Il y avait toutes sortes d’éléments à analyser avant qu’ils ne trouvent l’entrée de la Chambre et ne sachent qu’elle bête s’y trouvait. J’aimais particulièrement voir que les détails qui faisaient partie du mystère de la Chambre et de son monstre soient bien disséminés tout au long du roman. Ainsi, les personnages qui semblaient aux premiers abords peu utiles avaient leur lot de sens (le jeune photographe, par exemple).
Je n’ai pas du tout aimé le professeur Gilderoy Lockhart, mais je reconnais qu’il amenait sa part de choses amusantes. Cet homme, qui pullule le ridicule, me déplaisait d’avantage que ça pouvait être le cas pour Harry et Ron.
Enfin, j’ai trouvé un peu cocasse et étrange la manie des personnages à être attirés vers l’infirmerie. Il me semble que depuis le premier tome, c’est un lieu plutôt fréquenté dans la série. 😛 Puis, je trouvais cela un peu drôle comme les protagonistes n’étaient pas vraiment affectés par les fantômes, par exemple. Ces créatures, qui circulent dans l’école, sont assez morbides, mais l’horreur de leur mort ne semble pas déranger du tout les étudiants de Poudlard.
Néanmoins, j’ai apprécié ma lecture. Je n’ai toujours pas le coup de cœur qu’ont eu nombreux de mes amis, mais je vais quand même poursuivre ma lecture.

Voici la bande-annonce du film :

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Une oeuvre poignante, renversante, inoubliable!

Maus (Intégrale)

Par Art Spiegelman

Résumé de la jaquette :

Qu’y-a-t-il de commun entre une bande dessinée et la Shoah? « Zakhor »! souviens-toi, en hébreu. Cette injonction apparaît quelques 169 fois dans le texte biblique, comme si les sages réunis à Yavné, vers la fin du premier siècle, pour compiler les textes et les chroniques qui allaient composer le Livre des livres, avaient pressenti le rôle primordial dévolu à la mémoire dans le destin d’un peuple appelé à la dispersion et à l’exil.
Art Spiegelman est le fils d’un des survivants des ghettos polonais. Né à Stockholm en 1948, il vit à New York et dessine des B.D.
Maus, son livre, est l’histoire d’une souris dont le chat a décidé d’avoir la peau. La souris est le juif, le chat le nazi. Le destin de Maus est de fuir, de fuir sans espoir l’obsession du chat qui lui donne la chasse et lui trace le chemin de la chambre à gaz.
Mais Maus est également le récit d’une autre traque, celle d’un père par son fils pour lui arracher l’histoire de sa vie de juif entre 1939 et 1945 et en nourrir sa propre mémoire, se conformant ainsi à l’obligation de se souvenir.
De transmettre aussi. Et avec quelle énergie! Car de la rencontre peu naturelle de la B.D. et de la Shoah naît un choc. Le choc d’une forme réputée mineure pour un événement majeur.
Tout comme Woody Allen a su, avec ses images en noir et blanc, nous désintoxiquer du cinéma pour mieux nous le faire voir, Art Spiegelman parvient à effacer de notre souvenir les récits un peu fatigués de la Shoah pour leur substituer un montage neuf, contemporain et fort. D’où la réussite de Maus, cette oeuvre de la première génération « d’après ». Grâce à l’art de Spiegelman le destin de Maus ne cessera de nous hanter.
Marek Halter

Mon avis :

Maus est une bande dessinée qui a de quoi renverser complètement son lecteur. Longtemps j’ai entendu des gens mentionner ce roman graphique hautement reconnu dans le milieu. Lorsque j’ai pu enfin sauter sur l’occasion de me le procurer et de le lire, j’appréhendais ma lecture.
Au départ, j’étais réticente quant aux traits du dessin. Art Spiegelman utilise une ligne tout à fait particulière pour représenter le récit qu’il raconte. Si je pensais avoir du mal à m’adapter à cette esthétique, cela n’a pas duré. Quelques pages à peine plus tard, j’ai senti le plein potentiel de ce choix graphique. Le trait du bédéiste suggère l’émotion. Dans les scènes les plus fortes du récit, ce n’étaient pas les images ni le texte qui m’atteignaient personnellement, mais plutôt l’addition des deux au tracé. Cela m’a happée, et je me suis alors retrouvée prise à ne plus pouvoir quitter cette histoire pleine d’horreurs.
La manière dont le récit de Vladek, le père d’Art Spiegelman, est amené est aussi tout à fait intéressante. Il y a une double dynamique entre les moments où le survivant raconte son passé à son garçon devenu adulte (temps présent) et les moments où le passé de Vladek est représenté (temps passé). Aux difficultés éprouvées par Vladek durant l’Holocauste s’ajoutent les problèmes de communication avec son père et leur relation problématique. En somme, il y a de quoi pleinement s’attacher à cette petite famille pleine des douleurs du passé.
Maus est une œuvre qui permet de bien représenter l’horreur de la Seconde Guerre mondiale du point de vue des opprimés. Ce n’est pas pour rien qu’elle est souvent étudiée dans les programmes scolaires. La bande dessinée remplie sa mission : son lecteur ne peut que se souvenir de cette oeuvre et du contexte duquel elle provient.
Quant à moi, j’ai été prise par ce récit bouleversant. Mon cœur et ma tête ont été atteints, je ne pourrai oublier cette bande dessinée. J’ai eu un coup de cœur pour Maus, dont la qualité m’a menée vers de nombreuses pistes de réflexion sur l’Histoire et l’Humain.
Désormais, j’ai envie de lire Métamaus dans le but de comprendre tous les rouages derrière la création de cette bande dessinée. Je vais laisser mes émotions décanter un peu avant, toutefois.

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Un policier jeunesse qui exploite une thématique forte

15 ans ferme

Par Laurent Chabin

Résumé en quatrième de couverture :

Un violent incendie, avenue Victoria à Westmount. Une folle poursuite à travers Montréal. Un riche avocat et sa femme retrouvés morts dans leur résidence. Un être fragile caché dans un bosquet du quartier Saint-Henri, la peur au ventre. En voilà assez pour que Sara, l’héroïne du roman Les Trois Lames, se sente interpellée et décide d’aider la victime. Mais qu’est-ce qui peut bien unir un riche homme d’affaires, son épouse et des immigrants clandestins?
Un jeu de pistes qui tient en haleine du début à la fin. Une intrigue habilement ficelée et des personnages qui se cachent derrière des apparences trompeuses. Un récit qui laissera constamment le lecteur dans le doute et que dévoreront les amateurs de romans policiers.

Mon appréciation :

Je n’ai pas lu le roman précédant celui-ci. Je n’avais jamais lu de romans de Laurent Chabin auparavant, non plus. Pourtant, cet homme a écrit une multitude d’œuvres policières, autant jeunesses que pour adultes. On m’a mis ce tome entre les mains dans l’objectif de l’analyser. Néanmoins, comme c’est un roman jeunesse, je me suis tout de même amusée à le lire avec les yeux que j’aurais eus adolescente.
L’une des particularités de ce livre est que la narration est plurielle. Le lecteur a le point de vue de chaque personnage selon les moments du récit. Chacun raconte ses parties au je, de sorte que le lecteur peut avoir accès à une certaine intimité de la part des protagonistes. Question de connaître davantage nos héros, j’aurais aimé avoir lu le premier tome… mais cela ne change pas grand chose à la lecture que j’ai pu en faire, tout de même. Je ne sentais pas que j’avais un gros manque à combler à ce sujet.
J’ai beaucoup aimé l’intégration d’extraits de journaux dans le fil de la lecture, bien qu’il n’apportaient pas nécessairement beaucoup. Je les trouvais essentiellement amusants et j’aimais avoir un point de vue extérieur aux événements.
Le roman reste aussi intéressant dans la mesure où il aborde le sujet des réseaux clandestins où l’on profite de personnes dépourvues de moyens provenant de d’autres pays. J’aimais bien cette thématique, qui n’est pas toujours abordée, d’autant plus dans la littérature jeunesse. Se plonger dans les expériences atroces que vivent ces gens était assez particulier. C’était complexe à déchiffrer, mais cela était un bon prétexte pour s’interroger sur l’humain.
Par contre, la fin était un peu étrange. Nous nous sommes d’ailleurs tous interrogés à ce sujet dans mon cours. La victime du livre pend une décision rapide par rapport à une situation qui la dépasse et qui est très complexe. Cela rend son choix superficiel, sans teneur réelle des conséquences qu’il peut entraîner.
Au final, j’ai eu une agréable lecture. Le roman se lit très bien, malgré la grande alternance de personnages. Peut-être que je vais m’attaquer aux romans pour adultes de Laurent Chabin, histoire d’en voir la différence.

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Une aventure avec un potentiel inexploité

Alexis, fils de Raphaël

Par Marie-Célie Agnant

Résumé en quatrième de couverture :

Après s’être enfuis de leur pays, Alexis et sa mère se réfugient aux États-Unis avant de s’installer au Canada. Une nouvelle vie commence alors pour eux.
En compagnie des amis de son école, Alexis tente de retrouver son père, Raphaël, victime d’un enlèvement en Haïti.

Mon appréciation :

Mon avis reste très mitigé sur ce roman, peut-être en partie parce qu’il est le deuxième tome d’une série et que je n’ai pas lu son précédent. Mais mon hésitation va bien plus loin que cela, puisque je n’ai pas trop été désorientée durant ma lecture malgré mon manque.
J’ai trouvé l’histoire assez intéressante, d’autant plus que la question des réfugiés est très d’actualité. Cela m’a permis de m’imaginer, en partie, le quotidien de ces gens et les épreuves qu’ils vivent pour enfin s’installer dans un ailleurs dans lequel ils doivent s’adapter pour redécouvrir le bonheur de vivre. Le sujet m’a donc semblé très pertinent.
Cependant, comme l’histoire du jeune Alexis ne s’approche pas de la mienne, je n’ai pas pu créer de lien avec ce héros pour m’y identifier. Je lui étais donc moins attaché. Néanmoins, j’ai aimé l’évolution de sa relation avec sa mère, considérant les difficultés que les personnages vivent. Leur relation n’était pas toujours aisée, mais montrait bien l’unicité dans l’adversité.
La lecture du roman est très aisée, peu complexe. Il est aussi amusant de lire la classique scène où les immigrants découvrent la neige à leur arrivée au Québec.
Enfin, la finale m’a un peu déçue. Alexis a eu beaucoup de facilité à rassembler d’autres jeunes afin de tirer son père du pétrin. D’ailleurs, la réussite de cette tâche se fait aussi trop aisément, et les retrouvailles, quant à elles, manquent cruellement d’élaboration. C’est donc surtout l’histoire du père que l’on voudrait découvrir, et la perception que le jeune a de lui… mais nous n’avons pas accès à ces détails.

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