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Un dilemme tragique!

Le Cid

Par Pierre Corneille

Résumé en quatrième de couverture :

Il faut lire Le Cid dans sa première version, celle de 1637, qui explose comme un coup de tonnerre, avec la fougue de la jeunesse, le flamboiement du sang, les trompettes de la victoire. On s’aime, on se déchire, on libère sa patrie en quelques heures parmi les plus intenses de notre théâtre.
Drame du conflit entre les sentiments passionnés et les dures contraintes du devoir moral et politique, la pièce offre une liberté de ton et une audace formelle que Corneille, pour se conformer aux codes d’une dramaturgie classique en train de se mettre en place, s’attachera par la suite à atténuer, mais dont le texte original, que cette édition restitue, conserve l’éclat.

Mon appréciation :

C’est la lecture d’un autre classique du théâtre que j’ajoute à ma culture. Encore une fois, comme pour la pièce Dom Juan, je me suis bien divertie.
Lorsque l’on commence la lecture du Cid, il y a plusieurs personnages qui nous sont présentés. Il peut être difficile de les différencier et de comprendre, à chaque fois, à qui nous avons à faire. Heureusement, nous apprenons tout de même vite à les connaître et nous comprenons mieux alors ce qui est en jeu dans les multiples dialogues.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette histoire, en voici un petit résumé : Pour sauver l’honneur de son père, Rodrigue doit effectuer un duel avec le Comte et l’achever. Par contre, il se trouve que le Comte est le père de Chimène, la fille que convoite Rodrigue. Malgré son grand amour pour Rodrigue, Chimène réclame vengeance. Selon les conseils de son père, Rodrigue s’engage dans différents combats au nom du roi, ce qui lui accorde un certain mérite. Étant donné ses succès, le roi évite l’exécution directe du jeune homme en consentant à un duel de vengeance entre Rodrigue et l’homme que choisirait Chimène pour la représenter. L’issue du combat mène au mariage du vainqueur avec la femme.
C’est vraiment lorsque Rodrigue tue le père de Chimène que l’action de la pièce commence réellement, ce qui accentue l’intérêt. Non seulement le combat est divertissant, mais les questionnements intérieurs du personnage de Rodrigue sont bien intéressants. Celui-ci se retrouve dans une situation où l’équilibre entre le devoir et l’amour n’est plus du tout évident. À ce sujet, je trouvais fort captivant de me plonger dans l’ambiance de l’époque où, visiblement, l’honneur et le devoir priment sur les sentiments amoureux. Cette époque ne devait pas toujours être plaisante! 😛
Mis à part cela, j’ai bien apprécié la conclusion de la pièce. Je la trouvais bien satisfaisante étant donné les épreuves traversées par le couple de Rodrigue et de Chimène.
C’est à votre tour, maintenant, de découvrir ou de redécouvrir ce classique!

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Un classique!

Hamlet
Par Shakespeare

Résumé en quatrième de couverture :

Je ne suis fou que par le vent du nord-nord-ouest : quand le vent est au sud, je peux distinguer un faucon d’un héron.
Acte II, scène 2.

Mon appréciation :

C’est dans le cadre d’un cours de mon programme d’études collégiales que j’ai eu à lire ce livre. Je dois avouer que j’étais craintive. Lire du théâtre n’est pas ce que je préfère habituellement et je pensais que je n’aimerais pas lire un classique. Je m’imaginais perdue au fil des pages. Cependant, ce n’est pas ce qui est arrivé! J’ai aimé ma lecture!
J’ai trouvé que la pièce se lisait plutôt bien et le tout était plutôt divertissant. Hamlet se fait passer pour fou, et semble parfois tout simplement l’être, ce qui est assez amusant, malgré que cette pièce soit une tragédie. Voici un extrait de cette folie feinte :
« Hamlet : Voyez-vous ce nuage là-bas qui a presque la forme d’un chameau?
Polonius : Par la messe! on dirait que c’est un chameau, vraiment.
Hamlet : Je le prendrais pour une belette.
Polonius : Oui, il a le dos d’une belette.
Hamlet : Ou une baleine.
Polonius : Oui, tout à fait la baleine. » (p.95)
J’avais déjà vu l’adaptation cinématographique de ce texte lorsque j’étais au secondaire, ce qui m’a enlevé la surprise du dénouement final. Il n’empêche que j’ai bien apprécié lire cette scène et m’imaginer les personnages se promener sur la scène d’un théâtre. Car malgré les maigres didascalies qui indiquent quand les personnages entrent et sortent, il n’y a que très peu d’indications sur les mouvements. Les seuls moments où on sait qu’il y en a eu en particulier, ce sont ceux où un personnage les dit très clairement. Le reste du temps, il faut se les imaginer selon ce que peuvent exprimer comme émotions les comédiens tandis qu’ils récitent leur texte. J’ai trouvé cela plaisant comme « exercice ». Contrairement aux romans où tout est narré, je devais ici tout m’imaginer. Et j’ai trouvé cela assez vivant. Il était facile pour moi de m’imaginer que les personnages n’étaient pas des piquets.
Ainsi, si vous hésitez à vous plonger dans ce classique du théâtre, je vous conseille d’arrêter cela. N’ayez crainte et foncez, car c’est une bonne histoire, bien que la fin ne soit pas des plus heureuses!

Voici la bande-annonce de l’une des adaptations du livre :

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