Plus psychologique que les autres.

Les clowns vengeurs, tome 4, Les couloirs de l’éternité
Par Jonathan Reynolds

Résumé en quatrième de couverture :

« Encore une fois, je crois entendre des pas, dans notre dos. Sans prévenir, je saisis la lampe de poche des mains d’Évelyne et me retourne. À environ une vingtaine de mètres de nous se tient une grande silhouette anguleuse, portant un long imperméable noir.
Mon estomac se noue quand je distingue le visage blanc, les lèvres et le nez rouges, les cheveux en broussaille… et la canne.
Et mon cœur cesse de battre quand le rire, aussi sinistre que spectaculaire, éclabousse les parois de ce passage. À la fois guttural et aigu, il fait naître la chair de poule sur mes bras. Cette créature n’est l’imitation de personne, c’est un original.
C’est un menvatt. Un vrai, pas un X, comme moi et les autres clowns de la Cité. »
Les enjeux sont grands pour un clown vengeur de la Cité, pas même un « vrai » menvatt, plutôt un pâle calque des redoutables Odi-menvatts. En proie aux doutes et aux questionnements, sa fragilité pourrait bien lui être néfaste…

Mon appréciation :

Ce tome m’a paru bien différent des autres. Un peu plus court, il est axé sur le côté psychologique du personnage. En effet, tout au long, on passe du passé au présent et du présent au passé afin de découvrir ce qui a forgé l’identité de ce menvatt-X. Ainsi, une très grande partie du livre est consacrée aux pensées du tueur, et il en reste donc moins pour l’action.
Parlant d’action, je l’ai trouvée sanglante à souhait (pour qui aime cela). Ma foi, la scène finale était plus que juteuse et… horrible. De quoi se faire quelques steaks. Miam! Mais comme il y en a peu, ceux qui préfèrent l’action au psychologique vont peut-être un peu moins aimer l’ensemble du bouquin, surtout que le plus gros de l’action est à la toute fin.
Sinon, l’idée qu’il y ait des genres de sous-menvatts est assez particulière. Pas mauvaise, mais il manque un peu de détails pour bien justifier le tout et cadrer cela avec les trois tomes précédents. Comme les tomes sont indépendants, il est intéressant qu’il y ait des petits liens, même discrets.
Mis à part cela, je dirais que c’était en partie intéressant de voir une jeune fille de neuf ans évoluer dans le décors. L’enfant du clown fut quelque peu étonnante à partir de la moitié du récit, où elle eut à se défendre contre divers personnages malsains. Heureusement que son père lui avait enseigné quelques trucs, parce qu’elle n’avait pas une tâche facile, je dois dire!
Dans l’ensemble, c’était assez bien. Je dois admettre que je ne m’attendais pas à y voir autant de psychologique (ce qui n’est pas mauvais, tout de même), ce qui m’a sans doute un tout petit peu déçue de ce côté. Par contre, cela avait aussi ses bons côtés, je ne peux m’en plaindre. J’ai assez hâte de voir comment la série va se poursuivre avec le prochain auteur, afin de découvrir comment il jongle avec son personnage et l’action.

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Catégories : Livres adultes, Science-Fiction | Étiquettes : , , , , | Poster un commentaire

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