Articles tagués : Roman

L’envol d’une série qui promet

Blackwing, tome 1, La marque du corbeau

Par Ed McDonald

Résumé en quatrième de couverture :

Sous son ciel brisé, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois des profondeurs. Au cœur de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées attendent leur heure…
Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes aguerri, il est chargé de retrouver une femme aux pouvoirs mystérieux, qui semble avoir mis au jour un inquiétant secret. Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 208, disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

Le récit, raconté avec cynisme et humour par un Ryhalt bien campé, plonge rapidement le lecteur au cœur de l’action et du danger, où les Rois des profondeurs ont dans leur armée des enfants aux pouvoirs capables de faire fondre des murailles.

La marque du corbeau, premier tome de Blackwing, ouvre la fenêtre sur un monde sombre où la magie est tantôt si puissante quelle cloue au sol, tantôt si lumineuse qu’elle éblouit.

N’hésitez pas à vous procurer la revue. Vous pourrez y lire de nombreuses autres critiques, mais aussi des œuvres originales tout à fait captivantes!

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Entre politique et émotion : un conte actuel

Smoke

Par Dan Vyleta

Résumé en quatrième de couverture :

Angleterre, fin du XIXe siècle. À Londres s’entassent les classes laborieuses qui par tous les pores exsudent une infecte Fumée, preuve de leur noirceur intérieure et de leur infériorité. À la campagne vivent les aristocrates, d’une blancheur de lys et qui ne fument jamais, signe de leur vertu et de leur droit à gouverner.
Dans un internat d’élite, Thomas et Charlie, seize ans, s’exercent sans relâche à dompter leurs instincts afin de ne pas fumer. Mais le doute les tenaille : comment se fait-il que l’un de leurs congénères, un vrai petit tyran, soit épargné par la marque du vice? Avec l’aide de la ravissante et très prude Livia, ils enquêtent sur la nature réelle de la Fumée. Et découvrent que l’ordre établi est fondé sur une scandaleuse duperie.
Dès lors, une lutte à mort s’engage entre eux et la police politique. C’est la guerre de la passion contre la raison, du désir contre la bienséance, du droit contre l’injustice — même si leurs frontières sont souvent imprécises.

Mon avis :

Ma critique de ce roman, je l’ai réalisée pour la revue de science-fiction et de fantastique Solaris. Vous la retrouverez donc dans le numéro 208, disponible en format numérique tout comme papier dès maintenant. Comme mon avis est publié dans une revue professionnelle, vous ne pourrez le lire sur ce blogue. Toutefois, afin de vous ouvrir un peu l’appétit, voici quelques extraits de ma critique :

Les trois adolescents se retrouvent en plein cœur d’une enquête sur la Fumée qui rapproche le roman du genre policier. À leur quête d’informations se mêle une ambiance de fuite, provoquée par les mensonges des adultes, mais aussi par un être entièrement noir de méchanceté. Ils n’ont que seize ans et, bien qu’ils tentent par tous les moyens de comprendre la Fumée, la tâche est peu aisée et assurément dangereuse.

La conclusion du récit garde une bonne part de mystère, de sorte que le lecteur, comme les personnages, est dépassé par la suite des événements et reste pris avec une absence d’informations.

N’hésitez pas à vous procurer la revue. Vous pourrez y lire de nombreuses autres critiques, mais aussi des œuvres originales tout à fait captivantes!

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Disney, aujourd’hui

A kiss in time

A kiss in time

Livre en anglais

Par Alex Flinn

Résumé en quatrième de couverture (traduction personnelle) :

Talia est victime d’un mauvais sort… Jack rompt la malédiction.
On m’a prévenue de prendre garde au fuseau maudit, mais il était si enchanteur, si hypnotique…
Le jour où j’ai séché mon groupe touristique, j’étais à la recherche d’un peu d’aventure. Sauf que j’ai trouvé une ville dans le coma, en plus d’une très séduisante fille endormie, ce qui était bien loin de ce que j’avais en tête.
Je me suis réveillée à la même place, mais à un autre temps, par le doux baiser d’un étranger.
Je n’ai pas pu m’empêcher de l’embrasser. Parfois, on a juste besoin d’embrasser quelqu’un. Je ne savais pas que cela arriverait.
Maintenant, je suis dans un trouble immense parce que mon père, le roi, affirme que j’ai amené la ruine sur notre pays. Je n’ai pas d’autre choix que de fuir avec ce roturier!
Maintenant, je suis coincé avec une peste de princesse et un coffre rempli de ses bijoux… La bonne nouvelle : mes parents vont flipper!
Vous pensez que vous avez des problèmes? Essayez d’embrasser une hypnotisante beauté endormie qui se révèle avoir 316 ans. Un baiser peut-il tout transcender, même le temps?

Mon avis :

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette adaptation du conte de la Belle au bois dormant. Comme j’ai en grande partie grandi avec les films de Disney, les contes (dont ceux avec des princesses) captent rapidement mon intérêt et me replongent instamment dans l’enfance.
J’ai trouvé plutôt amusant de lire ce roman moins d’un an après le mouvement #metoo qui a fait fureur un peu partout. Pourquoi? Parce que la princesse, ici Talia, n’est pas consciente lorsqu’elle se fait réveiller par un baiser… et qu’elle n’est donc pas non plus consentante. Si le baiser est nécessaire à l’histoire, parce qu’il fait partie des grands moments du conte que nous connaissons toutes et tous, le héros masculin, ici Jack, ne peut s’empêcher de s’interroger sur son geste. Il ne pouvait pas s’en empêcher, comme l’indique la quatrième de couverture. Toutefois, même s’il trouve Talia très séduisante, il ne fera que la respecter par la suite. Les scènes sont un peu cocasses et permettent, sans en donner vraiment l’impression, de penser au consentement.
La narration du roman se fait en alternance entre Talia et Jack. J’ai trouvé cela très plaisant et amusant d’avoir les points de vue des deux personnages. Pourquoi? Parce que Talia se réveille 300 ans plus tard, dans un monde moderne où les gens s’habillent autrement (exit les grandes robes de bal qui couvrent toute la peau) et où tous les moyens de transport sont plus rapides que des calèches. 😛 La narration devient d’autant plus intéressante qu’elle permet d’expliquer les pensées et les agissements des deux héros. Ils ne réagissent pas de la même manière à leur environnement et aux codes de la société. La double narration permet de comprendre leurs paroles et leurs actions. À l’époque de Jack, l’époque actuelle, la solitude est de mise et tout le monde passe du temps devant son écran. À l’opposé, pour Talia, il n’y a que les rencontres et la parole qui comptent, puisqu’il n’est pas possible de faire autre chose. Les différences entre les protagonistes permettent, l’air de rien, de nous questionner sur notre rapport au monde (si! si!). Ce sont aussi ces oppositions qui leur permettent à tous deux de devenir de meilleures personnes.
Enfin, comme la malédiction est levée à la suite du baiser, le royaume de Talia devient peu à peu visible à la face du monde moderne. Durant ma lecture, je m’étais plu à imaginer ce qui pouvait advenir d’un tel endroit… à la fin du récit, j’ai été amusée de découvrir que j’avais visé juste. (Vous vous demandez de quoi je parle exactement? Eh bien, qu’attendez-vous pour lire le bouquin? 😉 ).
Au final, j’ai bien apprécié ma lecture et j’ai bien envie de plonger dans les autres remakes de contes d’Alex Flinn.

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Lire dans le noir : 13 raisons, un livre sur la banalisation de la violence

13 raisons

Par Jay Asher

Résumé en quatrième de couverture :

« J’espère que vous êtes prêts, parce que je vais vous raconter l’histoire de ma vie. Ou plus exactement, la raison pour laquelle elle s’est arrêtée. Et si vous êtes en train d’écouter ces cassettes, c’est que vous êtes l’une de ces raisons. »
En entendant ces mots, Clay Jensen croit à une erreur, il n’a rien à voir dans la mort d’Hannah Baker. D’abord choqué, il erre dans la ville endormie, suspendu à la voix de son amie. Et ce qu’il va découvrir va changer sa vie à jamais.

Mon avis :

J’ai énormément entendu parler de 13 raisons avant de l’acheter. La première saison de la série télé était à peine commencée que beaucoup de gens discutaient de cette histoire autour de moi. Puis, je suis tombée récemment sur le livre à un prix réduit. Je me suis dit que je pourrais plonger dans ce récit dont tout le monde en disait tant de bien. C’est ce que j’ai fait. Et c’est probablement à cause de tout ce qui a été dit sur le livre et la série télé que mes attentes étaient élevées et n’ont pas toutes été comblées.
J’ai apprécié ma lecture, ça, je ne peux le nier. Mais je m’attendais à être véritablement scotchée au livre, ce qui n’a pas été le cas. Oui, j’étais curieuse de découvrir la suite, mais je n’en avais pas soif.
Ce que je voulais, surtout, c’était comprendre pourquoi le narrateur, Clay, se retrouvait sur les cassettes d’Hannah. Il apparaît comme un garçon extrêmement bien. Qu’a-t-il à voir avec un suicide? Et c’est surtout ce qui m’a déçue. J’aurais aimé sentir une importance plus grande de ce personnage chez Hannah. Leur relation est plutôt basée sur des manques, des non-dits et des non-actions. C’est intéressant, jusqu’à un certain point. Mais comme nous savons d’emblée qu’Hannah est morte au début du livre, cela devenait, pour ma part, un peu décevant.
Autrement, j’ai apprécié l’idée de raconter et de présenter toutes sortes d’actions et de paroles qui ont mené une adolescente à perdre la vie. Cela rapproche la lecture de la réalité et met en lumière tous les petits riens qui grossissent et, par un effet boule de neige, poussent une personne à commettre l’irréparable. La sensibilisation est réussie.
Enfin, je crois que j’apprécierais davantage la série que le roman. Peut-être vais-je faire le pas lorsque j’en aurai l’occasion. 🙂

Voici la bande-annonce de la série :

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Une visite touristique avec des loups

Les gardiens des portes, Tome 1, Abbygaelle

Par Sonia Alain

Résumé en quatrième de couverture :

Qu’est-ce qu’une légende? Un récit imaginaire sorti tout droit d’esprits fantasques, ou bien une suite d’événements qui se seraient bel et bien déroulés dans le passé?
Projetée bien malgré elle dans une réalité parallèle à la sienne, Abbygaelle aura à faire face à plusieurs phénomènes inexplicables. Oscillant constamment entre deux mondes, celui des esprits et le nôtre, elle tentera de survivre. Dans l’ombre, quelqu’un tire les ficelles pour l’amener inexorablement sur un chemin qu’elle refuse d’emprunter, vers une métamorphose contre nature.
Cet homme séduisant, Marcus, est-il un ami ou un ennemi? Pourquoi est-elle si troublée par sa présence? Et s’il n’était pas humain…

Mon avis :

Cela fait déjà quelques temps que ce livre de Sonia Alain traîne sur une tablette. Avec le temps, la série s’est retrouvée complète sans que je l’aie commencée. Désormais, c’est chose faite. J’ai lu ce premier volume, intriguée. Toutefois, je suis ressortie de ma lecture un peu perplexe.
La trame narrative n’est pas mauvaise et rappelle, en partie, les romans de la série Histoires de vampires. Deux êtres, dont un qui apparaît déjà surnaturel au départ, s’éprennent l’un de l’autre et désirent ardemment se coller, peau contre peau. Entre temps, des individus maléfiques se glissent entre les deux membres du futur couple. Là s’arrête le plus gros des ressemblances.
Et c’est un peu le reste qui dérange, malheureusement.
En plus du fait que Marcus et Abbygaelle tombent très rapidement amoureux l’un de l’autre, ce qui arrive dans de nombreux romans, j’ai trouvé que la temporalité était très peu au service du roman. Marcus ne veut pas révéler des informations sur sa personne et sur ce qu’est réellement Abbygaelle à la jeune femme, de peur de la brusquer. Toutefois, leur ennemi est très près et s’attaque régulièrement aux adjuvants. À la fin de ma lecture, je n’ai toujours par compris l’utilité de cette manœuvre, puisque cela n’a simplement donné comme résultat que le fait qu’Abbygaelle ne soit jamais préparée devant la menace qui pèse sur elle et sur ce qui est attendu d’elle. Elle m’apparaissait donc davantage vulnérable.
Cette vulnérabilité m’a beaucoup dérangée dans la mesure où l’héroïne était toujours (ou presque) en position de faiblesse et de soumission. Je comprends que cela est en partie lié à un concept de meute qui traverse le récit… Sauf que la femme apparaissait constamment comme un objet. La protagoniste résiste bien trop peu souvent. Tantôt elle est un objet de désir dans d’aguichants vêtements, tantôt elle voit ses souvenirs se faire brimer pour être maintenue dans l’ignorance, jugée trop faible pour comprendre un monde auquel elle appartient pourtant malgré elle. Cela va de Marcus qui lui fait comprendre qu’elle doit respecter ses ordres au fait qu’il est spécialement mentionné dans une scène d’ébats qu’il est en position de domination. Ce constant martèlement de l’homme viril et de la femme à sauver, qu’il faut posséder, m’a dérangée.
Mis à part cela, le roman, qui manque de profondeur dans ses personnages et dans les éléments qui constituent son univers (du côté explicatif, disons), est très bien fourni côté lieux. À mon avis, c’est ce qui m’a semblé le plus détaillé tout au long de ma lecture. Je comprends l’amusement de se projeter sur des lieux que l’on peut connaître, mais j’ai trouvé ces éléments trop présents proportionnellement au reste du récit. Je ne crois pas que tous les noms des lieux devaient nécessairement être dits pour que le lecteur puisse se les figurer et apprécier sa lecture. De même qu’il n’était pas nécessaire de les détailler longuement… alors que les affrontements étaient plutôt courts.
Enfin, la conclusion, très rapide, m’a un peu déçue. À tout le moins, la narration fait une ouverture sur le deuxième tome de la série et reprend un peu le tir en attisant la curiosité. Seulement, je ne sais pas exactement quand je vais me décider à ouvrir le prochain livre. Ça viendra, mais je crains de retrouver les mêmes choses qui m’ont fait tiquer dans cette lecture-ci.

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Vivre au jour le jour, toujours différemment

A comme aujourd’hui

Par David Levithan

Résumé en quatrième de couverture :

Chaque matin, A se réveille dans un corps différent, dans une vie différente. Il s’y est habitué. Il a appris à ne pas s’attacher, à ne pas s’immiscer dans l’existence de l’autre. Jusqu’à ce qu’il emprunte l’identité de Justin, 16 ans, et rencontre sa petite amie, Rhiannon. Dès lors, il n’y a plus de règle qui tienne. Car A a enfin croisé une fille avec qui il veut rester, jour après jour…

Mon avis : 

Lorsque j’ai vu la bande-annonce de l’adaptation cinématographique de la seconde version du roman, Aujourd’hui est un autre jour, j’ai eu très envie de découvrir cette histoire bien spéciale. J’ai attendu un peu, puis, en librairie, je suis tombée sur le format poche de la version masculine du récit de A et de Rhiannon. J’ai craqué et j’ai acheté.
J’ai dévoré le roman en l’espace de quelques heures. La narration nous met très vite dans l’ambiance, et ce, malgré l’existence complexe de A. Nous voulons absolument savoir la suite, découvrir comment l’adolescent fera pour revoir au maximum celle qui l’a rendu amoureux. La narration est donc très accessible et invitante.
Le récit, quant à lui, est fort divertissant. À chaque début de journée, avant même de commencer le chapitre, nous ne pouvons que nous interroger et nous demander où A a-t-il bien pu atterrir et dans quel corps. Chaque journée présente des péripéties qui ne facilitent pas la tâche au jeune pour rejoindre celle qu’il aime. La dynamique de ces épreuves est à la fois amusante, divertissante et source de questionnements sur l’existence (parce que chaque personne dans laquelle se retrouve A a une vie particulière qui soulève des thématiques intéressantes).
Bien vite, cependant, nous nous demandons comment le couple de A et de Rhiannon peut perdurer. La réponse se retrouve à la fin du roman, mais je ne peux vous en dire véritablement plus sans vous dévoiler des informations. Disons alors que j’ai trouvé que c’était une manière intéressante de conclure l’histoire, mais que je n’étais pas non plus tout à fait satisfaite.
À la fin de ma lecture, j’ai bien envie de lire Aujourd’hui est un autre jour, écrit du point de vue de Rhiannon. Je suis curieuse de découvrir quelles informations supplémentaires cette autre lecture pourrait me donner. C’est donc une prochaine aventure qui m’attend!

Voici la bande-annonce du film :

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Prévisible, mais agréable malgré tout

Royales

Par Camille Versi

Résumé en quatrième de couverture :

Margaret est la princesse parfaite, adorée de tous les Anglais. Généreuse, intelligente, polyglotte, cavalière émérite, menant de front des études de littérature, de politique et d’histoire…
Son secret?
Margaret n’existe pas vraiment. Elles sont seize. Seize soeurs. Seize clones, éduquées à la perfection, créées pour faire rêver un royaume.
Mais les temps ont changé… Sur seize clones, il ne devra rester qu’une seule princesse.

Mon avis :

La couverture de ce livre m’a vite fait de l’œil en librairie. Je n’ai pas résisté bien longtemps : sitôt le résumé lu, il me fallait le livre. Dès que je l’ai eu entre mes mains, je n’ai pu que m’y mettre.
J’ai apprécié ma lecture, que j’ai trouvée plutôt agréable. Toutefois, et je ne peux le nier, la trame narrative était prévisible en grande majorité. La narration se fait à la première personne, ce qui fait converger les péripéties vers le personnage de May (l’une des Margaret). Ne serait-ce qu’à cause de cette focalisation, le lecteur peut deviner les grandes lignes du roman. De qui tombera amoureuse la jeune adulte? Qui aura le béguin pour elle? Qui est la véritable Margaret qui a servi au clonage? Qui osera se rebeller? Qui aura le cœur brisé? D’un chapitre à un autre, il est facile de répondre à ces questions. Il n’empêche que j’étais toujours tentée de lire le chapitre suivant dès que j’en avais terminé un. Peut-être était-ce pour ma petite fierté personnelle d’avoir deviné la suite? 😛 D’autres fois, c’était simplement pour découvrir les réactions de certains personnages à des actions précises. Je ne m’attachais pas tant que cela aux protagonistes, mais j’étais curieuse.
Toutefois, malgré cela, j’ai eu droit à quelques petites surprises. Outre la finale, qui m’a étonnée avec son ouverture, j’ai bien apprécié les émotions et les interrogations qui accaparaient May lorsqu’elle a eu le cœur brisé. Ça fait drôle à dire, je m’en doute. Sauf que c’est le moment où j’ai trouvé que l’héroïne était la plus crédible, la plus vraie. Autant qu’elle, je détestais la décision de celui qui lui avait fait du mal, quelles qu’aient pu être les justifications du jeune homme. Et j’ai tout autant apprécié qu’elle ne lui retombe pas immédiatement dans les bras par la suite.
Dans l’ensemble, donc, ma lecture a surtout été divertissante. Les surprises étaient très peu présentes, mais le récit n’était pas mauvais pour autant. Je n’empêche donc personne de l’essayer! 🙂

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Perdue dans l’Histoire

La grimace

Par Heinrich Böll

Résumé en quatrième de couverture :

Hans est un clown qui a perdu le sourire. Son heure de gloire passée, ce jeune vagabond traîne sa mélancolie et ses révoltes dans l’Allemagne aseptisée d’Adenauer. La religion? Elle l’exaspère, sous toutes ses formes. Les anciens collabos et leurs œuvres de charité? Idem. L’amour? Marie, son unique passion, l’a quitté. Désabusé et solitaire, Hans trouvera-t-il sa place dans ce monde qu’il méprise?

Mon avis :

La grimage a été une lecture un peu particulière pour moi. Je n’avais jamais lu de romans d’Heinrich Böll avant, et je n’étais pas (et ne le suis pas trop encore) familière avec la période de l’Allemagne divisée. J’ai appris quelques différences entre l’Allemagne de l’Est et celle de l’Ouest. Toutefois, ça n’était pas suffisant pour que je puisse adéquatement me fondre dans l’ambiance du récit. Ce fut donc l’une des difficultés que j’ai rencontrées durant ma lecture et qui a fait en sorte que je n’ai pas pu pleinement apprécier ma lecture. Les personnages sont forgés par les différences entre les deux Allemagnes, ce qui, puisque je ne m’y connais pas assez, rendait plus ardu de plonger dans l’ambiance du roman.
C’était pareil sur le plan du catholicisme. La religion était très présente dans le livre. À cause de cela, je sais que j’en ai perdu des bouts. Ce que j’avais du mal à suivre, je ne le retenais pas véritablement. Ma lecture a donc malheureusement été trouée. Pourtant, avoir maîtrisé les informations relatives à l’époque de l’Allemagne divisée et de sa religion, j’aurais sans aucun doute davantage apprécié ma lecture.
Le temps du récit est très court, mais il est agrémenté de nombreuses analepses. Au final, nous n’avons été que très peu de temps avec le personnage d’Hans, un peu comme si son présent n’était pas pertinent, contrairement à son passé, qui l’a défini. La finale, malgré cela, est intéressante. Si elle met fin à ce récit d’une courte temporalité, elle fait remonter tout le passé du personnage principal pour justifier ce qu’il est devenu et ce qu’il va faire de son temps à venir. C’est relativement simple, tout en amenant une réflexion sur l’existence du protagoniste.
Dans l’ensemble, je n’ai pas été soufflée par ma lecture. Je ne l’ai pas non plus détestée, mais j’étais bien conscience qu’il me manquait de connaissances pour pouvoir l’apprécier.

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Un récit déconcertant

La Ruche

Par Michèle Laframboise

Résumé en quatrième de couverture :

« Marilyn danse.
Un courant d’air traverse la grille sous ses escarpins, soulevant le bas de sa robe. L’actrice se penche pour presser les pans rebelles, un geste souligné par un accord de cuivres. Le vent coquin soulève l’arrière de sa robe, dénudant ses jambes galbées.
Elle éclate de rire, un rire perlé, chorégraphié au quart de seconde, chaque note sonnant comme une invitation.
Des sifflements montent autour du plateau surélevé sur lequel elle se trémousse. Une masse de touristes et d’habitués dégustent des flûtes de vin, chacun palpant le bouquet de roses rouges au centre de leur table.
Aucun d’eux ne connaît l’origine du numéro de Marilyn, de la robe ou du courant d’air. Cela ne les empêche pas d’évaluer leurs chances d’obtenir un rendez-vous galant, pourvu que la mise encryptée dans leur bouquet soit suffisante. »
Et vous, avez-vous déjà rencontré Marilyn? Suivez-la au cœur de la Ruche, là où la sensualité épouse le mystère.
Version revue et améliorée de la nouvelle « Le Vol de l’abeille », récipiendaire du Prix Solaris 2006, La Ruche vous propose une incursion à l’intersection de l’érotisme et de la science-fiction.

Mon avis :

L’univers de La Ruche déstabilise lorsqu’on le découvre dans les premières pages. Le lieu, un complexe bar de prostitution, est construit et pensé en tous points avec l’univers d’une ruche (bourdons, fleurs, abeilles, etc.). En tant que lecteur, on cherche à se familiariser, à comprendre cet endroit. Plus on le comprend, cependant, plus on le déteste. Parce que le personnage de Marilyn n’est nullement là par plaisir. Et c’est là le plus grand intérêt du roman : on veut comprendre comment cette jeune femme en est arrivée où elle est… et pourquoi.
Nous retrouvons ces explications dans des analepses qui décrivent par la même occasion dans quel univers de science-fiction nous nous situons. Je dois avouer que j’ai trouvé cela à la fois intéressant et apeurant. Apeurant dans la mesure où je me figurais vivre dans ce monde. Les décors prennent vie afin de donner aux personnages ce qu’ils désirent. Mais rien n’est éternel.
Au départ, lorsque nous comprenons dans quel lieu se retrouve Marilyn, nous nous rendons compte qu’elle n’est pas bien là. Toutefois, rien n’indique encore à quel point cet endroit est sordide. Lorsque j’ai compris tout ce que la Ruche impliquait, je me suis questionnée sur l’humain.
La force du récit réside donc en la construction de l’univers et de la Ruche. Parce que lorsque les choses dérapent, nous devinons qui contribuera à sauver Marilyn de son cauchemar. Et lorsque cela est fait, la fin est un peu abrupte. Nous aurions aimé poursuivre et apprendre ce que Marilyn fera ensuite.
Ce fut donc une lecture appréciée, pour ma part. J’ai été déstabilisée, oui, mais ça n’était pas mauvais signe. Un roman plus long et étoffé m’aurait davantage plu. Toutefois, je suis bien contente d’avoir découvert cette auteure. 🙂

Je tiens à remercier les Six Brumes pour le livre.

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Un récit très actuel

Naked

Naked

Livre en anglais

Par Stacey Trombley

Résumé en quatrième de couverture (traduction personnelle) :

La meilleure place où se cacher est dans le mensonge…
Je ne pourrais jamais m’accorder avec la vie exigée par mes parents. À mes treize ans, j’en ai eu assez. Je me suis enfuie à New York… où j’ai trouvé un cauchemar qui a duré trois ans. Un cauchemar qui a commencé et fini avec un pimp nommé Luis. Maintenant, je suis la dégoûtante Anna. Brisée, comme si tout à l’intérieur de moi avait mal viré.
Sauf que pour la première fois, j’ai une chance de recommencer à zéro. Pas uniquement avec mes parents, mais aussi à l’école. Toutefois, les rumeurs me suivent partout. Dans les couloirs. En classe. Et le seul espoir que je peux voir est dans le grand et lumineux sourire de Jackson, mon voisin. Alors je lui mens. Je mens pour le protéger de mon passé. Je mens afin de ne pas avoir à être La Fille Qui A Mal Tourné.
Sauf que quelqu’un à l’école sait à propos de New York.
Quelqu’un sait qui je suis réellement.
Et ce n’est qu’une question de temps avant que la vraie Anna soit exposée…

Mon avis :

Naked est un roman tout à fait actuel alors que les fugues des jeunes sont enfin mises de l’avant afin de les comprendre et de les éviter, car celles-ci peuvent entraîner de nombreuses conséquences pour les individus concernés. Avec tout l’attrait qu’a eue la série télévisée FugueuseNaked est une lecture toute désignée pour ceux qui veulent découvrir ce qu’il peut se passer lorsque l’adolescente revient à la maison, le tout dans un cadre fictif, bien entendu.
Ici, Anna retourne dans sa famille, qui est loin d’être parfaite, puisque cette famille stricte et rude était l’une des motivations de sa fuite. Anna retourne également à l’école, où les rumeurs circulent rapidement sur son compte. Les seuls percées de soleil dans cette ambiance sont la présence de Jackson et l’existence de Sarah, la femme qui s’assure qu’Anna va bien et qui l’encourage à lever le voile sur les événements de New York, celle qui l’a prise en charge lorsqu’elle a été retrouvée.
Le roman est par moments sombres, il ne faut pas se le cacher. Ça n’est pas facile de lire qu’une jeune fille de treize ans a été enrôlée dans la prostitution. Ça n’est pas plus facile de lire qu’à seize ans, sa vie est loin d’être rose. Le roman touche des sujets très difficiles qui concernent la société en général, allant de la pratique sexuelle non désirée à l’intimidation, du chantage au viol, de la drogue à l’abus de pouvoir, etc. Le tout est toutefois suffisamment bien fait pour amener la réflexion.
Naked est prévisible à de nombreux endroits, il est vrai. Nous nous doutons rapidement de l’identité de la personne qui sait ce qu’Anna faisait à New York, nous nous doutons de la tournure de la relation entre l’adolescente et son voisin, etc. Il n’empêche que pour le personnage, le lecteur se rend bien vite compte que ces éléments étaient nécessaires pour aller de l’avant, même s’ils ne sont pas toujours joyeux.
En somme, j’ai bien apprécié ma lecture. Je suis vite entrée dans l’histoire, malgré qu’elle soit sombre. Je me suis attachée à Anna, même si je suis loin d’avoir vécu la même chose qu’elle (et je ne le souhaite à personne). Ma lecture a fait surgir toutes sortes d’émotions : tristesse, colère, frustration, sentiment d’injustice… Sauf que la morale du récit est parfaite. Elle concerne tout le monde, chacun avec ses plus ou moins petits secrets, et questionne la normalité.

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