Drôle, mais peu dangereux.

Cobayes, tome 3, Yannick

Par Martin Dubé

Résumé en quatrième de couverture :

Mon principal défaut : ma générosité.
Coup de pouce, oreille attentive, dos large, cœur sur la main. Je me fends toujours en quatre pour aider les autres… à mon détriment. Et j’ai l’embarras du choix. De mon meilleur ami Lucien pour qui je suis le parfait confident, à ma voisine d’en dessous, la charmante Marguerite, qui me prend pour son homme à tout faire, tous me considèrent comme le candidat idéal pour satisfaire leurs caprices et calmer leurs angoisses. Et il y a ma sœur, Myriam, pour qui je donnerais ma vie. La sienne n’est pas facile et j’aime croire que je suis toujours là pour elle. Souvent, je m’oublie pour qu’elle puisse être heureuse. Sauf que, ces derniers temps, je sens que j’ai franchi le point de non-retour. Depuis que je participe à cette étude clinique, ma vie me semble lourde, déréglée, impossible. Oui, l’argent que je reçois aide beaucoup ma sœur, mais toute cette expérience me dépasse. Je suis de moins en moins charitable, de plus en plus impatient. Et je commence à faire des cauchemars. À avoir des hallucinations qui me semblent parfois tellement vraies…

Mon appréciation :

Yannick fut pour moi une occasion de découvrir un autre auteur québécois que je n’avais encore jamais lu auparavant. J’ai bien apprécié la plume de l’auteur, mais je dois admettre que je l’aurais probablement préférée dans le cadre d’un roman en-dehors de la série Cobayes (série qui, je le rappelle, n’a pas d’ordre de lecture). De ce fait, lorsque j’en aurai l’occasion, je me procurerai les autres livres de Martin Dubé. En attendant, parlons donc de Yannick.
Je vous explique d’abord ce qui m’a plu dans l’écriture de l’auteur. Dès le tout début du livre, avant même de commencer le récit du personnage principal, une page présente l’auteur et les quelques conseils qu’il donne avant d’entamer la lecture. Le tout est bien teinté d’humour, ce qui donne un bon aperçu de ce que contient le bouquin. Parmi les mises en garde de cette fameuse page nous retrouvons celles-ci :
« Les hommes qui allaitent des femmes enceintes doivent consulter un psychiatre avant de lire ce roman.
Ce roman peut causer de l’excitation. Éviter toute activité qui nécessite de la vigilance, telle que la jonglerie avec des sabres en feu. » (p.5)
Tout au long de la lecture, nous pouvons retrouver une petite touche d’humour un peu farfelu. Entre autres, Yannick prend plaisir à jouer à imaginer la vie des gens qui l’entourent. Et son imagination est assez fertile, ce qui donne d’amusants résultats!
J’ai beaucoup aimé l’idée que le personnage soit totalement bon de nature. J’étais curieuse de savoir ce qu’il se passerait à la suite des injections du produit d’AlphaLab, j’étais curieuse de savoir à quel point il déraperait. À ce sujet, les pensées du personnage m’ont plu. Cependant, j’étais déçue que cela ne reste, justement, que des pensées, des scénarios imaginés. Malgré son indifférence intéressante devant la mort, il ne prend pas activement part à la mort d’autrui… Enfin, à un certain point, mais je vous laisse la surprise. Il reste que c’est essentiellement cela durant la majeure partie du livre.
Excluant cette déception, les rapports du Docteur Williams (celui qui dirige l’étude clinique) m’ont un peu manqué. Heureusement que certaines scènes du livre se rapprochaient de ces rapports, puisque le docteur mentionnait ses inquiétudes quant au sujet.
Finalement, j’ai aimé l’idée que Yannick soit conscient du Nettoyeur qui le suivait, cet homme engagé pour camoufler les dégâts que le patient pourrait faire sous l’emprise du produit. Cela démontrait une certaine intelligence de la part de Yannick de le remarquer, et cela faisait découvrir un peu plus d’éléments concernant ces protagonistes camouflés qui ont le talent nécessaire pour faire disparaître les traces d’un crime. C’était pertinent!

Voici la bande-annonce du roman :

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